La préparation, pilier invisible de l’enseignement : l’arme secrète de l’enseignant
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« Un enseignant sans préparation est comme un soldat sans arme. » Cette image résume avec force l’importance capitale de la préparation pédagogique. Dans les classes, la différence entre un cours qui éclaire et un cours qui égare réside souvent dans ce travail invisible que l’enseignant réalise avant d’entrer devant ses élèves.
La préparation, l’âme de l’enseignement
Selon Philippe Meirieu, pédagogue français, « enseigner, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu » (L’école mode d’emploi, 2001, p. 37). Or, pour allumer ce feu, encore faut-il avoir préparé le bois, les étincelles et l’air qui le feront brûler. La préparation donne à l’enseignant une vision claire des objectifs, des exemples pertinents et des stratégies adaptées au niveau des élèves.
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Sans ce travail, la leçon devient confuse. L’enseignant, déstabilisé, en vient parfois à accuser les élèves de « faiblesse », alors que l’origine de l’échec réside dans son manque de rigueur. Comme le souligne John Hattie, chercheur en sciences de l’éducation : « Ce qui compte le plus, ce n’est pas ce que l’enseignant fait, mais ce qu’il prépare pour que les élèves puissent apprendre » (Visible Learning, 2009, p. 112).
Les bénéfices de la préparation
Préparer sa leçon permet :
d’anticiper les difficultés et de les transformer en opportunités pédagogiques ;
de varier les approches (explications, dialogues, démonstrations, jeux éducatifs) ;
de gagner en confiance et en autorité naturelle devant la classe ;
d’assurer une progression logique, de la question la plus simple à la plus complexe.
Un enseignant préparé inspire confiance, même aux élèves les plus fragiles. Comme le rappelle la chercheuse en éducation Linda Darling-Hammond : « La préparation des enseignants est directement corrélée à la réussite des élèves » (The Flat World and Education, 2010, p. 85).
Recommandations pratiques
Planifier à l’avance : la veille ou tôt le matin.
Utiliser des exemples réels : vie quotidienne, objets, récits.
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Anticiper les obstacles : noter les points délicats.
Préparer des questions progressives : pour stimuler la réflexion.
Écrire sa synthèse à l’avance : afin de clarifier l’objectif.
La voix de l’imam chroniqueur Babacar Diop
En tant qu’imam et chroniqueur, j’ajoute ceci :
« L’enseignement n’est pas seulement une transmission de savoir, c’est une responsabilité sacrée. Celui qui entre en classe sans préparation trompe ses élèves et se trahit lui-même. »
Et encore :
« Un enseignant préparé, même avec peu de moyens, devient puissant, car il incarne la discipline et l’espoir. L’enseignant non préparé, au contraire, est une source de fatigue pour lui-même et de frustration pour ses élèves. »
Enfin :
« L’enseignement puissant commence par une préparation consciente. Un enseignant distingué se prépare toujours, car il sait qu’il tient l’avenir entre ses mains. »
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Conclusion
La préparation n’est pas une formalité : c’est l’âme de l’enseignement. C’est elle qui transforme une salle de classe en espace de vie, de savoir et de confiance. Les enseignants doivent toujours se rappeler que chaque minute consacrée à la préparation est un investissement dans l’avenir de leurs élèves.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













