La tendresse avant l’acte : ce que les préliminaires révèlent du bonheur conjugal

Votre Pub ici !

Partager cet article
La tendresse avant l’acte : ce que les préliminaires révèlent du bonheur conjugal

Dans un monde où la sexualité est souvent réduite à sa dimension mécanique, les couples véritablement heureux semblent avoir saisi une vérité profonde : la qualité du lien intime repose d’abord sur l’attention portée à l’autre. Selon une enquête réalisée en 2024 par l’Institut Kinsey aux États-Unis, les couples qui se disent « très heureux » passent en moyenne 18 à 25 minutes aux préliminaires. Ils privilégient les gestes de tendresse, les regards, les paroles douces et les caresses, bien avant l’union charnelle.

Une perspective spirituelle : entre sacralité et douceur

Dans la tradition musulmane, la relation sexuelle n’est pas un simple droit, mais une ibāda, une adoration, lorsqu’elle est vécue avec bienveillance. Le Prophète Muhammad ﷺ disait :

« Dans l’acte intime de l’un de vous, il y a une aumône. »
(Sahih Muslim, n°1006)

Ce hadith montre que la sexualité n’est pas simplement biologique : elle est éthique et spirituelle. Ibn al-Qayyim l’explique dans Rawdat al-Muhibbīn :

« Le plaisir partagé dans le licite est lumière du cœur, élévation de l’âme et protection contre les tentations. »
(p. 113)

De son côté, Ibn Taymiyya insistait sur la justice dans le rapport conjugal :

« Il incombe au mari de satisfaire son épouse selon le besoin raisonnable, comme il attend qu’elle le satisfasse. »
(Majmūʿ al-Fatāwā, vol. 32, p. 270)

Et Ibn al-Jawzî, dans Ṣayd al-Khāṭir, allait jusqu’à dire que « la brutalité dans l’intimité détruit plus de foyers que la pauvreté ».

À lire aussi : TOGO – Municipales 2025 : Entre indifférence populaire et urgences sociales, le scrutin du 17 juillet en perte de souffle

L’avis des sexologues contemporains : l’art de créer la connexion

Le professeur Robert Weiss, thérapeute américain, rappelle que :

« Les couples heureux ont compris que la sexualité commence au salon, pas à la chambre. La séduction, les attentions, les regards complices sont autant de préliminaires qui comptent. »
(Prodependence, 2019, p. 73)

La sexologue canadienne Dre Laurie Betito, auteure de The Sex Bible for People Over 50 (2023), souligne que :

« Les préliminaires ne sont pas une option, mais une phase centrale du rapport sexuel, surtout à mesure que les couples avancent en âge. »

En France, le Dr Sylvain Mimoun, andrologue et psychothérapeute, va plus loin :

« La lenteur dans les préliminaires est souvent ce qui distingue les couples épanouis des autres. Ceux qui se précipitent sur le rapport sexuel sans cet échange préliminaire manquent souvent de connexion réelle. »
(Le couple brisé, 2022)

Les voix africaines et soufies : sensualité rime avec sacralité

Dans les traditions soufies sénégalaises, les grands maîtres n’ont pas éludé cette question. Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niasse déclarait dans ses causeries :

À lire aussi : Josiane Golonga, élue Miss Cameroun 2025 : Une nouvelle ambassadrice de beauté et de valeurs

« L’amour conjugal, quand il est empreint de douceur, est un miroir de la miséricorde divine. L’époux doit connaître le langage du corps de sa femme comme il apprend la langue du Coran. »
(Transmission orale recueillie à Medina Baye, 1964)

Serigne Touba écrivait dans Mathnawiul Murtalibīn :

« Ne sois pas rude dans les gestes, car Dieu est doux et aime la douceur, même dans ce qui t’est permis. »

Ces propos rejoignent la parole du Prophète ﷺ :

« Allah est doux et Il aime la douceur dans toutes les choses. »
(Sahih al-Bukhari, 6927)

Sociologues : sexualité et équilibre familial

Le sociologue sénégalais Pr. Abdoulaye Khouma observe que :

« Beaucoup de conflits conjugaux trouvent racine dans l’incompréhension des attentes intimes. Ce n’est pas un tabou religieux mais une question de maturité affective. »
(Conférence sur la famille, Dakar, 2023)

De même, Tariq Ramadan écrivait :

« Le corps en islam n’est pas dénigré. Il est un moyen d’expression de l’amour, un canal de miséricorde. »
(La réforme radicale, Presses du Châtelet, 2009, p. 240)

Conclusion : le bonheur conjugal commence dans la délicatesse

Les chiffres récents, les enseignements spirituels et les analyses cliniques s’accordent : les préliminaires ne sont pas un luxe, mais un socle du bien-être conjugal. Être attentif, doux, patient et aimant dans l’intimité, c’est non seulement respecter l’autre, mais honorer Dieu, car celui qui chérit son épouse chérit la création.

À lire aussi : Côte d’Ivoire : le cercueil d’un jeune artiste désigne ses bourreaux présumés

Comme le disait Serigne Abdou Khadr Mbacké :

« Le mari est responsable de l’épanouissement de son épouse comme le berger l’est de ses brebis. L’attention commence bien avant la nuit. »

Imam chroniqueur Babacar Diop

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci