« L’Afrique sans les Africains » : Elie Kamano lance un cri de révolte artistique et politique

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Le chanteur et militant guinéen Elie Kamano fait un retour fracassant sur la scène panafricaine avec la sortie de son nouveau clip « L’Afrique sans les Africains », un extrait percutant de son album WAKANADA. Plus qu’une simple œuvre musicale, cette production s’impose comme un manifeste engagé, à la croisée de l’art, de l’histoire et du militantisme.

« L’Afrique sans les Africains » : Elie Kamano lance un cri de révolte artistique et politique

Dans un clip empreint de symboles forts et de scènes métaphoriques, l’artiste exprime une profonde colère face à ce qu’il qualifie d’« injustice historique ». Le titre interpelle dès les premiers mots, évoquant une Afrique vidée de ses enfants, pillée de ses ressources et trahie par ses élites. La voix d’Elie Kamano, rauque et déterminée, guide le spectateur à travers une fresque dénonçant les séquelles de la colonisation, les mécanismes néocoloniaux toujours en place et l’exil forcé de la jeunesse africaine vers des horizons incertains.

« L’Afrique sans les Africains, c’est une terre vendue, une culture effacée, une histoire confisquée », clame-t-il dans le refrain. Derrière ces mots poignants, une réalité que l’artiste ne cesse de combattre : celle d’un continent dont les fils et filles sont contraints de partir, pendant que les richesses naturelles, culturelles et humaines profitent à d’autres.

Le clip, sobre mais puissamment évocateur, alterne entre des images d’archives rappelant les heures sombres de la colonisation, et des scènes contemporaines montrant des jeunes Africains errant dans des villes étrangères, désorientés, déracinés. Le tout est rythmé par une mise en scène intense, presque théâtrale, renforcée par une bande sonore grave et poignante.

Mais ce cri de révolte ne s’adresse pas uniquement à l’Occident. L’artiste met également en cause les responsabilités internes, notamment le silence des dirigeants africains face aux maux du continent. Dans une posture de dénonciation assumée, Elie Kamano accuse les élites de complicité, de passivité, voire de trahison.

Avec « L’Afrique sans les Africains », il ne s’agit pas seulement de dénoncer. L’artiste lance un appel vibrant à la conscience collective : celle d’une jeunesse à réconcilier avec son histoire, d’un peuple à réarmer de dignité, et d’un continent à reconstruire sur les piliers de la souveraineté, de la mémoire et de la justice.

À travers ce projet, Elie Kamano poursuit son combat : faire de la musique une arme de résistance, de la scène un lieu de vérité, et de chaque chanson un acte politique. Un message fort, nécessaire, dans un monde où les voix authentiques d’Afrique peinent encore à être entendues.

Imam chroniqueur Babacar Diop

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