Lagos : Grossesse hors mariage, la fin de l’impunité pour les pères démissionnaires

Votre Pub ici !

Partager cet article
Lagos : Grossesse hors mariage, la fin de l’impunité pour les pères démissionnaires

LAGOS, Nigeria – Dans la métropole bouillonnante de Lagos, « disparaître » après avoir appris une grossesse n’est plus seulement un acte moralement condamnable, c’est un délit puni par la loi. Zoom sur la Section 277 de la Loi Pénale de l’État, un rempart pour les droits des femmes et des enfants.

Par l’équipe rédactionnelle de Dunia News

La fin du « Ghosting » paternel

Pendant des décennies, de nombreuses femmes à Lagos ont dû porter seules le fardeau financier et émotionnel de grossesses non prévues, face à des partenaires refusant toute responsabilité. Pour contrer ce fléau social, l’État de Lagos rappelle fermement les dispositions de sa législation : la responsabilité parentale commence dès la conception.

À lire aussi : CAN Maroc 2025 : le journaliste sportif Mohamed Soumaré retrouvé mort à Rabat

Ce que dit la loi : Focus sur la Section 277

Le texte de référence est la Criminal Law of Lagos State (2011). Bien que souvent méconnue, elle est l’outil principal de protection utilisé par le Ministère de la Justice.

Section 277 : Abandon de personnes à charge
« Toute personne qui, ayant la responsabilité légale de fournir les nécessités de la vie à une autre personne, refuse ou néglige de le faire sans excuse légale… est coupable d’un délit. »

Dans l’interprétation stricte faite par les tribunaux de Lagos (Family Courts), cette section s’applique aux pères biologiques, que l’enfant soit né dans ou hors mariage.

Les obligations imposées aux hommes

Si la paternité est établie (par aveu ou test ADN), l’homme est légalement contraint de fournir :

  • Le logement : Un toit décent pour la période de la grossesse et après.
  • La nourriture et l’entretien : Les besoins de base de la mère et de l’enfant à venir.
  • Les frais médicaux : L’intégralité des factures prénatales et les coûts de l’accouchement (hospitalisation, médicaments).

Risques et sanctions : Au-delà de l’amende

À lire aussi : Groenland : Washington met en cause la capacité militaire du Danemark face aux ambitions russo-chinoises

Le non-respect de ces obligations entraîne des conséquences sérieuses :

  • Amende financière : Une amende de base pouvant aller jusqu’à 45 000 ₦.
  • Remboursement forcé : Le tribunal peut ordonner la saisie de revenus pour couvrir les frais de maternité.
  • Peine d’emprisonnement : En cas d’outrage au tribunal ou de refus persistant d’obéir à une ordonnance d’entretien, une peine de prison peut être prononcée.

Comment faire valoir ses droits ?

L’État de Lagos a mis en place des structures gratuites pour accompagner les femmes dans ces démarches :

  • L’Office of the Public Defender (OPD) : Fournit une assistance juridique gratuite.
  • Le Ministère de la Jeunesse et du Développement Social : Pour les médiations familiales.
  • Les Tribunaux de la Famille (Family Courts) : Spécialisés dans le règlement rapide de ces litiges.

Un message clair

« Ce n’est pas une loi contre les hommes, mais une loi pour la protection de l’enfant et de la mère », explique un juriste local. Lagos se positionne ainsi comme un pionnier au Nigeria dans la lutte contre la précarité des mères célibataires.

Dunia News : L’info qui vous concerne.

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci