Laha Bomou, la poésie comme viatique de l’âme
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Dans un monde où le vacarme de l’éphémère étouffe souvent la voix du sensible, la poésie se dresse comme un refuge de lumière. C’est dans cette quête de sens et d’humanité que s’inscrit Laha Bomou, jeune poète originaire de Bakel, à travers son recueil Viatique de mes vibrations, publié aux Éditions Koumbi Saleh.
Dès les premières pages, le lecteur est emporté dans une houle de mots où se mêlent crise morale, amour, espérance et souffrance, le tout soutenu par une musicalité subtile. L’auteur livre ici une poésie de l’intime universel, où chaque vers devient une passerelle entre la douleur et la renaissance.
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« Hier, mer d’espoir,
Aujourd’hui mont de désespoir…
Mais voilà que de loin se lève
Un nouveau soleil qui nous promet
Un jour de sourire… »
Ces vers traduisent une philosophie de la résilience, un appel à la foi en la vie malgré ses blessures. Laha Bomou, né en 1998 à Bakel, a grandi entre les flots du fleuve Sénégal et les rives du verbe. Membre du Collectif Parlons Poésie depuis 2018, il s’est déjà illustré comme co-auteur de l’anthologie “Élégies des semeurs d’Afrique” (Maîtres du Jeu Éditions, 2019) et auteur du recueil “Quand les liens se brisent” (Al Faruq Éditions, 2024).
Une voix poétique enracinée et ouverte
La préface signée Ibrahima Diome, inspecteur de l’éducation et critique littéraire, salue « une voix jeune, mais habitée par la maturité des cœurs qui ont souffert et aimé ». Laha Bomou, en effet, tisse dans ses poèmes une double appartenance : celle du Sahel et celle de l’universel.
Le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, dans Le Fagot de ma mémoire (Albin Michel, 2021, p. 147), écrivait :
« L’Afrique a besoin de poètes qui savent écouter le battement du monde avec les oreilles de l’âme. »
Laha Bomou semble répondre à cet appel en transformant chaque vibration de son être en offrande poétique. Ses textes, à la fois tendres et lucides, célèbrent la femme, la solidarité et la quête du salut dans un monde en perte de repères.
La parole poétique comme remède
Imam chroniqueur Babacar Diop, dans une réflexion personnelle sur la fonction de la poésie, note :
« Le poète est un guérisseur silencieux. Là où les mots des puissants divisent, les siens réconcilient. La poésie, quand elle vient du cœur, devient un viatique pour l’âme blessée. »
Ces paroles résonnent puissamment dans l’œuvre de Bomou. Dans ses poèmes, la douleur n’est jamais stérile ; elle se fait matrice de renaissance. Comme le rappelait Léopold Sédar Senghor dans Liberté I (Seuil, 1964, p. 89) :
« Le poète est celui qui nomme le monde pour le sauver. »
Bomou nomme ainsi l’amour, la foi, la peine, l’Afrique et la femme – pour sauver ce qui demeure vivant dans l’humain.
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Une nouvelle génération de poètes africains
La génération de Laha Bomou incarne cette renaissance poétique africaine où l’on mêle héritage oral, engagement social et quête spirituelle. Pour le critique camerounais Patrice Nganang (Temps de chien, 2001, p. 212), « l’écriture est un acte de résistance contre le silence imposé par le réel ».
Bomou, en puisant dans la douleur pour forger des mots d’espérance, participe à cette résistance. Son Viatique de mes vibrations devient alors non seulement un recueil, mais une école du courage et de la foi.
Comme le résume Imam Babacar Diop :
« Dans un monde où les jeunes se perdent dans le bruit, voir un jeune se réfugier dans le Verbe, c’est déjà un signe que la poésie reste un chemin vers Dieu. »
Fiche de l’ouvrage
Titre : Viatique de mes vibrations
Auteur : Laha Bomou
Préface : Ibrahima Diome
Éditeur : Éditions Koumbi Saleh
Année : 2024
Genre : Poésie contemporaine
ISBN : 978-9995-29670-4
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Conclusion
Avec Viatique de mes vibrations, Laha Bomou ne se contente pas d’écrire des poèmes : il propose un itinéraire spirituel. Chaque texte devient un pas vers la lumière, un souffle de beauté et de résistance. À l’heure où l’Afrique cherche à renouer avec ses voix les plus authentiques, la sienne s’impose comme celle d’un poète-messager, héritier d’une tradition et artisan d’une espérance nouvelle.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













