Le Bénin : entre fermeté sécuritaire et solidarité sociale face à la menace djihadiste
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✍️ Article rédigé par Christ | Dunia News – L’Afrique en récit, l’info avec rigueur
Alors que les ombres du djihadisme s’étendent depuis les frontières burkinabè et nigériennes, le Bénin refuse de se contenter d’une posture défensive. Face à une menace insidieuse et transfrontalière, le pays a opté pour une approche hybride, mêlant sécurité renforcée et développement local structurant. Une stratégie à double front : protéger, mais aussi prévenir.
Dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora et du Borgou, les forces de défense et de sécurité renforcent les bases avancées et intensifient les patrouilles. L’objectif est clair : empêcher toute infiltration, protéger les civils et réaffirmer la souveraineté de l’État sur chaque centimètre de territoire.
Le ministre de la Défense, Fortunet Nouatin, a rappelé la position officielle avec fermeté :
« Le Bénin ne cédera aucun centimètre de son territoire à la terreur. »
Des drones de surveillance, des équipes mobiles, et des dispositifs de veille communautaire appuient désormais les opérations dans les zones forestières et frontalières.
Mais la riposte béninoise ne se limite pas aux armes. À l’écart des grandes villes, des villages entiers bénéficient d’un soutien concret : campagnes de soins vétérinaires gratuits, programmes d’alphabétisation pour les femmes et les jeunes, formations professionnelles en mécanique, agriculture et artisanat, appui à la mise en place de coopératives agricoles et d’activités génératrices de revenus (AGR).
Dans le Borgou, un chef de village témoigne :
« On ne veut pas seulement des armes. On veut l’espoir. Et ces projets nous donnent le sentiment que l’État nous écoute. »
Cette approche vise à casser les canaux de recrutement djihadiste, souvent nourris par le désespoir, le vide institutionnel et l’ignorance.
L’Observatoire béninois de la sécurité et de la paix souligne que la montée du djihadisme repose souvent sur trois piliers : pauvreté, exclusion, et vide d’autorité. C’est pourquoi des ONG locales collaborent avec les autorités pour réinsérer les jeunes en rupture, soutenir les femmes chefs de ménage, et renforcer les capacités communautaires en matière de dialogue et de résilience.
Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger s’enfoncent dans l’instabilité sécuritaire et les changements de régime, le Bénin explore une voie alternative, faite de rigueur militaire et de justice sociale. Cette méthode attire déjà l’attention d’organisations sous-régionales et de partenaires internationaux.
Pour les populations du nord, longtemps reléguées à la périphérie du développement national, cette stratégie représente plus qu’un espoir : elle est la preuve tangible que la République n’a pas oublié ses marges.
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