Le Grand Théâtre de Dakar bannit les greffages, perruques et dépigmentation : une mesure qui divise

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Le Grand Théâtre de Dakar bannit les greffages, perruques et dépigmentation : une mesure qui divise

Dans une note interne rendue publique ce lundi, la direction générale du Grand Théâtre national de Dakar a décrété l’interdiction formelle du port de greffages, de perruques et de toute forme de dépigmentation pour l’ensemble de son personnel. La décision, à effet immédiat, vise selon la direction à « préserver l’image de marque et la crédibilité de l’institution ».

Le document signé par la direction souligne que « le personnel est tenu de se conformer strictement à cette nouvelle directive », affirmant que le Grand Théâtre se veut une vitrine culturelle exemplaire du Sénégal, tant sur le fond que sur la forme.

Une décision controversée

Cette décision a immédiatement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les commentaires en ligne. Certains dénoncent une atteinte aux libertés individuelles, évoquant une forme de discrimination. « Discrimination ! Il n’y a pas d’autres mots », a réagi un internaute, tandis qu’un autre ironise : « Il faut aussi interdire les cravates et les costumes, ce ne sont pas des valeurs panafricaines. »

Un utilisateur va plus loin : « Si les femmes valident cette décision, elles seraient minables et faibles », dénonçant ce qu’il considère comme une atteinte à l’autonomie féminine.

Un enjeu de représentativité ou un excès de zèle ?

La direction n’a pas encore donné de conférence de presse pour expliciter davantage les motivations derrière cette mesure, mais certains observateurs y voient une volonté de promouvoir une esthétique plus « authentique » dans un contexte culturel dominé par les débats identitaires et la réappropriation des valeurs africaines.

Pour autant, plusieurs voix s’interrogent sur la pertinence de cette démarche, alors que d’autres institutions culturelles du pays n’imposent pas de restrictions similaires. Le débat relance aussi la question des standards de beauté, de la liberté corporelle et des politiques de conformité dans les espaces publics au Sénégal.

Une jurisprudence en devenir ?

Ce n’est pas la première fois qu’une décision vestimentaire suscite la controverse à Dakar. On se souvient encore de la polémique née de l’interdiction du port du voile à l’Institut Sainte Jeanne d’Arc, ou encore des mesures vestimentaires évoquées dans certains lieux administratifs.

En attendant, les regards sont tournés vers le ministère de la Culture, qui n’a pas encore officiellement réagi à la note du Grand Théâtre. L’affaire pourrait bien créer un précédent dans la régulation de l’apparence dans les institutions publiques culturelles sénégalaises.

imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com

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