Le naufrage du Joola : 23 ans après, une plaie toujours ouverte dans la mémoire du Sénégal

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Le naufrage du Joola : 23 ans après, une plaie toujours ouverte dans la mémoire du Sénégal

Le 26 septembre 2002 demeure une date tragique dans l’histoire du Sénégal. Ce jour-là, le pays a connu la pire catastrophe de son histoire moderne : le naufrage du ferry Le Joola, reliant Ziguinchor à Dakar.

Construit en 1990, le navire devait assurer deux traversées hebdomadaires. Mais le soir du drame, il transportait près de 1 863 passagers, soit environ quatre fois sa capacité normale fixée à 536 personnes. Lourdement surchargé, il a chaviré au large des côtes gambiennes en pleine tempête.

De nombreux voyageurs, installés sur le pont supérieur, ont contribué à accentuer l’instabilité du ferry. L’enquête révélera plus tard que Le Joola n’avait même pas de licence de navigation valide au moment du départ.

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À cette imprudence s’ajoutèrent plusieurs négligences : absence d’alerte, signal de détresse inexistant, départ malgré la météo défavorable, entretien défaillant et surcharge manifeste. Les secours, eux, n’arrivèrent que tardivement, d’abord grâce aux pêcheurs locaux, puis à l’armée.

Le bilan est effroyable : seules 64 personnes survécurent, dont une seule femme, enceinte au moment du drame. La majorité des victimes étaient des femmes, des enfants et des étudiants. Le bateau sombra en moins de cinq minutes, emprisonnant des centaines de passagers à l’intérieur.

Avec près de 1 863 morts, ce naufrage figure parmi les plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix, surpassant même le Titanic en nombre de victimes. Les enquêtes menées conclurent à un enchaînement d’erreurs humaines et techniques aggravées par les conditions météorologiques. Pourtant, aucune responsabilité pleine et entière n’a jamais été assumée.

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Vingt-trois ans plus tard, la douleur reste vive. Les familles continuent de réclamer vérité, justice et reconnaissance. Le Joola n’est pas seulement un naufrage maritime : c’est une blessure nationale, un rappel douloureux de ce que la négligence et l’irresponsabilité peuvent coûter à un peuple.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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