Le Ngondo désormais inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO

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Le Ngondo désormais inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO

La cérémonie traditionnelle sawa connue sous le nom de Ngondo a été officiellement inscrite, le 5 juillet 2025, sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Cette décision marque la reconnaissance d’une pratique rituelle et culturelle célébrée chaque année sur les rives du Wouri à Douala, principalement par les peuples de la côte camerounaise.

Le Ngondo est une manifestation organisée autour d’un rituel central : la consultation de l’esprit de l’eau. Un représentant des chefs traditionnels plonge dans le fleuve pour recueillir un message symbolique, présenté comme celui des ancêtres. Ce geste s’inscrit dans un ensemble de pratiques qui associent chants, danses, compétitions traditionnelles, expositions artisanales et rencontres entre chefs des différents cantons sawa (Douala, Bakoko, Bakweri, etc.).

Ces manifestations ont évolué au fil du temps, mêlant aspects spirituels, culturels et festifs. Si certains y voient une continuité identitaire, d’autres pointent une transformation progressive de la cérémonie, intégrée dans des dynamiques touristiques, politiques ou commerciales.

L’inscription du Ngondo au registre de l’UNESCO repose sur des critères de sauvegarde du patrimoine immatériel. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture considère que cette cérémonie témoigne d’une tradition culturelle vivante, transmise de génération en génération.

Selon le comité d’évaluation, la pratique du Ngondo « contribue à renforcer le sentiment d’identité et de continuité chez les communautés concernées ». Cette reconnaissance intervient dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à faire reconnaître leurs pratiques locales comme éléments constitutifs de leur histoire et de leur mémoire collective.

Au-delà de l’aspect symbolique, l’inscription sur la liste du patrimoine immatériel pose la question de la pérennisation du Ngondo, notamment dans un contexte urbain en mutation. L’évolution rapide de Douala, la transformation des modes de vie et la sécularisation de la société camerounaise modifient la place de ce type de rituels dans l’espace public.

Des initiatives locales ont été lancées pour maintenir la transmission, comme des programmes scolaires ou des événements communautaires, mais leur portée reste variable. Certaines voix appellent également à mieux encadrer le contenu et le financement de ces manifestations, afin d’en préserver la cohérence et d’éviter leur instrumentalisation.

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