Le Niger conclut un accord avec le FMI pour le décaissement de 43 millions de dollars

Votre Pub ici !

Partager cet article

Saluant les bonnes performances actuelles de l’économie nigérienne, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) en visite à Niamey a scellé un accord avec la junte militaire au pouvoir qui prévoit un décaissement de 43 millions de dollars en faveur du pays, ce lundi 11 novembre. Une somme qui représente pour elle un levier financier important. 

Le FMI et les autorités de Niamey ont conclu un accord qui porte sur le décaissement de 43 millions de dollars en faveur du Niger, ce lundi 11 novembre. Le pays touchera cette somme au titre des Droits de tirages spéciaux, les fameux DTS promis aux pays africains pendant la pandémie de covid-19. Celle-ci se divise en deux enveloppes distinctes : une première de 17 millions de dollars mobilisés pour stabiliser l’économie nigérienne en soutenant ses finances publiques, une seconde de 26 millions de dollars pour l’aider à financer les efforts que le pays doit réaliser pour faire face aux défis climatiques.

Un taux de croissance projeté à 8,8% cette année

Le FMI explique que cet accord a été rendu possible en raison de la croissance économique « impressionnante » du Niger, dont la hausse projetée du PIB pour cette année s’élève à 8,8%. Trois grands facteurs expliquent cette très bonne performance, selon l’institution : le fait que le Niger soit devenu en 2024 un pays exportateur de pétrole d’une part, une saison agricole favorable malgré les inondations de l’autre, et enfin la levée des sanctions de la Cédéao qui avaient été décrétées contre Niamey au lendemain du coup d’État militaire contre le régime de Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023. Le FMI ajoute également avoir confiance en l’économie nigérienne, anticipant pour l’année 2025 un taux de croissance à 7,9% dans le pays tandis que l’inflation devrait, elle, reculer.

Reste toutefois un bémol face à cette dynamique : les tensions sécuritaires et financières qui pourraient peser sur ces prévisions, les rendant particulièrement fragiles. Un facteur auquel s’ajoute aussi un manque de transparence budgétaire de la part de l’État, point sur lequel le FMI demande des améliorations au Niger via un renforcement de la lutte contre la corruption, même si l’institution reconnait qu’en la matière, le pays a fait de nets progrès.

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci