Le portage à l’africaine — Tradition, science et renouveau

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Le portage à l’africaine — Tradition, science et renouveau

Dunia News – Dans une grande partie du continent africain, la pratique ancestrale de porter son bébé dans le dos à l’aide d’un pagne perdure, conjuguant savoir-faire, proximité et adaptabilité.

Une méthode traditionnelle, une mise en œuvre raffinée

Le geste est précis, presque chorégraphié. La mère dépose son enfant dans le creux de ses épaules, couvre le dos et les fesses avec un pagne, noue au-dessus de la poitrine puis sous l’abdomen, ajuste la position accroupie du bébé avant de se redresser et de vérifier la stabilité de l’ensemble.
Ce rituel familier, transmis de génération en génération, s’adapte à l’âge et à la vigilance de l’enfant : un nourrisson endormi est bien calé et soutenu, tandis qu’un bébé éveillé profite d’une plus grande liberté de mouvement.

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Ce que révèle la recherche contemporaine

— Une proximité porteuse de bienfaits
La littérature scientifique confirme ce que les mères africaines savent intuitivement : le portage favorise l’attachement sécurisé, réduit les pleurs et stimule le développement cognitif et langagier. Les travaux de Lela Rankin Williams et Patricia R. Turner montrent que cette pratique renforce la sensibilité parentale, soutient le lien affectif et consolide l’attachement.

— Un soutien à la santé mentale maternelle
Des études récentes (2024) soulignent que le portage peut prévenir ou atténuer la dépression post-partum. Il réduit les pensées négatives, renforce les émotions positives et améliore globalement la santé mentale des mères.

— Une stimulation cognitive et sensorielle vertueuse
Proche du corps maternel, l’enfant régule plus facilement ses rythmes biologiques, développe son attention, sa parole et ses compétences sociales. Des programmes inspirés de la méthode Family Nurture Intervention démontrent que le portage constant, notamment en néonatalogie, améliore les capacités cognitives, langagières et comportementales à 18 mois chez les prématurés.

— Une renaissance culturelle et mondiale
Le portage africain connaît aujourd’hui un regain d’intérêt à l’international. Des créateurs et praticiens s’en inspirent pour imaginer des modèles modernes, tout en soulevant les questions d’appropriation culturelle et de préservation identitaire.

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La parole à Babacar Diop

Imam et chroniqueur, Babacar Diop évoque la charge symbolique et spirituelle du geste :

« Ce simple morceau de tissu devient une prière en mouvement, un écrin protecteur pour l’âme du petit, et un hommage discret aux générations qui ont marché ainsi avant nous. »

Et d’ajouter :

« Lorsque la mère resserre le pagne, elle scelle un lien sacré : un vœu muet, un pacte de protection, un chant silencieux dans le clair-obscur du quotidien. »

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