Le Togo ne se dirige pas sur Facebook : le régime avertit les activistes
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📍Lomé, 10 juillet 2025 – Dans un climat social et politique de plus en plus tendu, le gouvernement togolais est monté au créneau ce jeudi pour dénoncer l’appel à des manifestations « non autorisées et potentiellement violentes » qui circulent activement sur les réseaux sociaux.
🎙️ Dans un communiqué ferme, les autorités rappellent que « le Togo est un État de droit » et qu’il « ne se dirige pas à travers les réseaux sociaux ou les campagnes d’intimidation virtuelle ». Une réponse claire aux nombreux messages d’appel à la mobilisation qui ont envahi Twitter, Facebook et WhatsApp ces derniers jours, notamment à l’approche des échéances électorales locales et des tensions liées au coût de la vie.
🚨 Un avertissement à peine voilé aux activistes et à la jeunesse connectée
Le gouvernement déplore ce qu’il appelle des « tentatives de déstabilisation orchestrées depuis l’étranger ou par des groupes radicaux », et affirme que toutes manifestations non déclarées seront réprimées conformément à la loi. Une déclaration qui alimente les craintes d’un resserrement des libertés publiques dans un pays régulièrement pointé du doigt par les ONG pour les restrictions à la liberté d’expression et de réunion.
🧠Les réseaux sociaux : nouveaux terrains de mobilisation citoyenne
Depuis plusieurs années, les plateformes numériques jouent un rôle clé dans la mobilisation populaire au Togo, notamment chez les jeunes et dans la diaspora. Pour certains, elles représentent un espace de contre-pouvoir face à un système jugé fermé et centralisé.
🎙️ « Si la rue est interdite, le numérique devient notre place publique », confie un activiste sous anonymat à Dunia News.
⚖️ Entre autorité et dialogue : quel cap pour le Togo ?
Le pouvoir en place appelle à la responsabilité collective et insiste sur la nécessité de maintenir l’ordre public. Mais plusieurs voix, au sein de la société civile et des partis d’opposition, réclament une ouverture démocratique, un dialogue franc, et un respect des droits constitutionnels, y compris celui de manifester pacifiquement.
🔎 Analyse Dunia News
Ce bras de fer entre le gouvernement et la rue numérique pose une question centrale : dans une société en mutation, qui détient la légitimité de la voix populaire ?
À l’ère du numérique, le contrôle de l’espace public dépasse désormais les murs des institutions, et les États africains doivent composer avec une jeunesse connectée, exigeante, et résolument tournée vers la parole libre.
Dunia News poursuivra sa couverture des évolutions sociales et politiques en cours au Togo.

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