L’ECO, une monnaie ouest-africaine sans tutelle française

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L’ECO, une monnaie ouest-africaine sans tutelle française

Un tournant majeur se dessine dans le paysage monétaire de l’Afrique de l’Ouest. À partir de 2027, plusieurs pays de la CEDEAO qui ne sont pas sous la tutelle monétaire de la France lanceront leur propre monnaie commune baptisée ECO. Il s’agit du Liberia, du Nigeria, du Ghana, de la Sierra Leone, de la Guinée et de la Gambie.

Cette initiative vise à renforcer l’intégration économique régionale et à offrir une alternative aux monnaies encore liées au franc CFA, dont la gestion reste fortement influencée par Paris. Pour ces États, l’ECO représente une étape vers une souveraineté monétaire accrue et une meilleure maîtrise de leurs politiques économiques.

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Cependant, cette décision crée une fracture au sein de la CEDEAO. Les autres pays membres, toujours arrimés au franc CFA et donc à la tutelle française, ne participeront pas à cette nouvelle monnaie. Cette divergence risque d’accentuer les tensions dans une organisation déjà fragilisée par le départ des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, Mali et Niger qui ont annoncé leur intention de bâtir leur propre monnaie, le Franc Sahélien.

Ainsi, l’Afrique de l’Ouest pourrait se retrouver avec trois blocs monétaires distincts :
-Les pays de l’ECO, indépendants de la France.
-Les pays du franc CFA, toujours liés à la zone euro.
-Les pays de l’AES, avec leur futur Franc Sahélien.

Cette fragmentation monétaire pose de sérieuses questions sur l’avenir de la CEDEAO, dont l’objectif initial était de favoriser une intégration économique et politique régionale. L’absence d’unité monétaire risque de compliquer les échanges commerciaux, de multiplier les barrières financières et de réduire l’efficacité des politiques communes.

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Pour les partisans de l’ECO, il s’agit néanmoins d’une avancée historique vers une véritable indépendance économique. Pour ses détracteurs, c’est une rupture qui pourrait fragiliser davantage une région déjà confrontée à des défis sécuritaires, politiques et sociaux.

Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV

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