Les cardinaux africains expriment leurs attentes pour le pontificat du Pape Léon XIV
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Ce dimanche matin, sur la célèbre place Saint-Pierre, une foule nombreuse s’est rassemblée à l’occasion de la messe inaugurale du pontificat du nouveau Pape, Léon XIV. Élu au terme d’un conclave marqué par la prière et la dévotion, ce 266e successeur de saint Pierre débute son ministère à la tête de l’Église catholique, avec une série de défis soulignés notamment par plusieurs cardinaux africains ayant pris part à l’élection.
Âgé de 69 ans, Léon XIV, né Robert Francis Prevost, a été élu le jeudi 8 mai 2025 par les 133 cardinaux électeurs réunis après le décès du Pape François, survenu le 21 avril. Parmi eux figuraient dix-sept cardinaux originaires du continent africain, représentant la diversité et le dynamisme du catholicisme en Afrique.
À la veille de cette cérémonie solennelle, plusieurs de ces prélats africains ont partagé leurs réflexions sur la nouvelle étape qui s’ouvre pour l’Église universelle. Interrogés par Radio Vatican, ils ont mis en avant des priorités jugées cruciales pour ce nouveau pontificat : la paix, l’évangélisation, l’unité de l’Église, et la promotion d’une Église synodale.
Le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque émérite de Ouagadougou au Burkina Faso, a insisté sur l’urgence d’une Église « toujours plus missionnaire, dynamique et solidaire ». Selon lui, le Saint-Père devra accorder une importance particulière à l’évangélisation et à la sainteté de l’Église, dans une optique de renouveau spirituel et de communion ecclésiale. Il a également souligné la nécessité pour l’Église de préserver sa liberté face aux « pressions idéologiques » et à ce qu’il qualifie de « dictature de la pensée unique », en proclamant avec courage les valeurs de l’Évangile.
Dans un contexte international marqué par les conflits, le cardinal Ouédraogo a aussi mis l’accent sur la quête de la paix. « Le monde est déchiré par la guerre et le terrorisme, y compris chez nous. Le Pape devra être un artisan de paix », a-t-il déclaré.
De son côté, le cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali, au Rwanda, a rappelé l’interdépendance entre paix et évangélisation. « La paix fait partie intégrante de l’annonce de l’Évangile. Pour semer la parole du Christ, il faut un monde pacifié », a-t-il affirmé. Selon lui, le nouveau Souverain pontife pourra compter sur l’ensemble du collège des cardinaux pour l’accompagner dans sa mission, et il l’a exhorté à œuvrer pour renforcer l’unité entre les diverses composantes de l’Église.
D’autres voix cardinalices, comme celles de Dieudonné Nzapalainga (Centrafrique) ou d’Ignace Bessi Dogbo (Côte d’Ivoire), ont également appelé à un engagement renouvelé en faveur d’une Église proche des réalités des peuples, attentive aux souffrances des plus vulnérables et résolue à bâtir des ponts là où les murs de l’indifférence ou de la discorde subsistent encore.
Le début du pontificat de Léon XIV ouvre donc une nouvelle page pour l’Église catholique. Porté par les prières des fidèles du monde entier, le nouveau Pape est invité à incarner l’espérance et la foi, dans un monde en quête de repères spirituels, de justice et de paix.
Imam chroniqueur Babacar Diop













