Les cinq sens : quand l’homme touche, voit et goûte la grandeur du monde

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Les cinq sens : quand l’homme touche, voit et goûte la grandeur du monde

Les cinq sens ne sont pas de simples facultés biologiques. Ils sont les fenêtres par lesquelles l’homme découvre la beauté, la complexité et la profondeur de la création. Vue, ouïe, odorat, goût et toucher : chacun raconte une histoire, une leçon, un lien avec le divin et l’univers.

La vue : le miroir de l’invisible

Imaginez-vous au sommet d’une colline au coucher du soleil. Les teintes dorées se fondent dans le ciel, et chaque nuance raconte la perfection de l’univers. Le Coran dit : « Et Il vous a donné la vue, l’ouïe et le cœur : peu vous êtes reconnaissants » (Sourate Al-Mulk, 67:23).
Aristote disait que la vue est le sens qui ouvre l’intelligence, car c’est par elle que l’homme reconnaît les formes, les harmonies et les signes de la création. Selon le chercheur contemporain Olivier Houdé, observer attentivement nourrit notre cognition et notre esprit critique (La pensée observatrice, p. 102).

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L’ouïe : écouter pour comprendre

L’ouïe capte bien plus que des sons ; elle reçoit des histoires, des avertissements, des messages. Lorsqu’un enfant entend le chant des oiseaux au matin, c’est un apprentissage subtil de la vie qui commence. Le Prophète ﷺ a dit : « Cherchez la science, même si elle se trouve en Chine », rappelant l’importance d’écouter le savoir partout où il se trouve.
Tariq Ramadan insiste sur le rôle de l’écoute dans la compréhension des autres et du monde : « Écouter, c’est élargir l’âme et l’intelligence » (La quête du sens, p. 47).

L’odorat : sentir la vie et ses subtilités

Une fleur qui s’ouvre ou l’odeur du pain chaud nous relie à des souvenirs et à des émotions. Ibn al-Qayyim note que l’odorat permet de distinguer le pur de l’impur, et invite à cultiver ce qui est bénéfique (Madarij al-Salikin, p. 123). Chaque parfum ou senteur est un rappel discret mais puissant de la perfection de l’univers.

Le goût : savourer la diversité du monde

Chaque bouchée nous raconte la richesse du monde. Le Coran nous invite à réfléchir sur ce cadeau : « Ô hommes ! Mangez de ce qui est licite et pur sur terre… » (Sourate Al-Baqara, 2:168). Le goût n’est pas seulement plaisir : il est connaissance et discernement.
Michel Serres, philosophe contemporain, rappelle : « Goûter, c’est expérimenter la diversité et comprendre la richesse du monde par soi-même » (Les cinq sens, p. 89).

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Le toucher : le lien avec le monde

Toucher un tissu doux, une pierre rugueuse ou la main d’un proche nous relie à la réalité matérielle et humaine. Ibn Taymiyya affirme que le contact avec le monde matériel permet de mieux comprendre les signes de la création divine (Majmu‘ al-Fatawa, vol. 21, p. 341). Le toucher est ce langage silencieux qui relie l’homme à autrui et à l’univers.

Conclusion : les sens, un pont vers l’infini

Nos cinq sens sont des guides, des messagers de la beauté et de la connaissance. Ibn al-Jawzi résume parfaitement : « L’homme qui contemple et réfléchit avec ses sens comprend mieux la grandeur de Dieu et la fragilité de sa propre existence » (Talbis Iblis, p. 57).

En les observant, écoutant, sentant, goûtant et touchant avec gratitude, nous découvrons un monde riche, complexe et surtout… divinement orchestré.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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