Les parfums du silence d’Ibrahima Diome : quand le poème devient prosternation intérieure

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Les parfums du silence d’Ibrahima Diome : quand le poème devient prosternation intérieure

« Le silence est la demeure du sens ; la parole, sa fenêtre. »
— Khaled Abou El Fadl

« Certains silences ne sont pas des absences, mais des prosternations secrètes de l’âme devant la beauté. »
— Imam Babacar Diop

Dans Les parfums du silence, Ibrahima Diome signe un recueil rare : une poésie qui ne parle pas, mais qui écoute. Une œuvre méditative, traversée de lumière, nourrie d’un soufisme discret. Chaque poème y devient geste de prière, confidence au monde, à Dieu, à l’Afrique et à l’amour.

Ce n’est pas une poésie d’ornement ni d’exercice technique. C’est un art de la présence. Une parole lente, offerte, non pour convaincre mais pour consoler. Ce livre n’est pas un manifeste : c’est une halte intérieure.

I. Le silence, matrice du sacré

Chez Diome, le silence n’est pas absence : il est densité, fécondité, écoute. Il précède la parole comme le souffle précède le chant.

Le philosophe Jean-Louis Chrétien écrivait :

« Le silence n’est pas vide, mais ce qui rend toute parole possible. »
(L’appel et la réponse, 2004)

Ce silence devient lieu sacré. Le poème n’est pas cri, mais prosternation intime :

« Chez Diome, la poésie est un agenouillement devant les vérités invisibles. Il écrit comme on prie. Il prie comme on écoute. »
— Imam Babacar Diop

II. Dieu, la mère, l’Afrique : trinité d’un chant fidèle

Trois fidélités se nouent dans ce recueil :

À Dieu, par des vers de souffle et de lumière, loin de tout dogmatisme.

À la mère, figure d’origine et de sacrifice silencieux.

À l’Afrique, matrice spirituelle et politique, jamais réduite à un folklore.

« Chez Diome, la mère et la terre se confondent. Il prie pour les deux avec la même intensité. »
— Imam Babacar Diop

III. Une langue claire, une lumière douce

Pas d’hermétisme, pas d’opacité gratuite. La force de Diome tient dans une clarté habitée. Une écriture qui ne vise pas l’élitisme, mais touche à l’essentiel.

Henri Meschonnic le disait :

« Le poème n’est pas une forme, c’est une force. »
(Modernité, modernité, 1993)

Chez Diome, cette force est non violente : elle guérit.

IV. Une spiritualité sans ostentation

Ce n’est pas une poésie islamique militante, mais une spiritualité incarnée. Chaque mot devient dhikr discret, chaque silence une prière.

Tariq Ramadan écrivait :

« La spiritualité commence lorsqu’on fait silence en soi pour écouter ce qui vient de l’Autre. »

Diome s’inscrit dans cette lignée : celle de Rûmî, Ibn ʿAtâ’ Allah, al-Būsīrī. Une pudeur sacrée traverse son écriture.

« Il y a chez Diome une pudeur sacrée. Il écrit avec les genoux du cœur. »
— Imam Babacar Diop

V. Une poésie du témoignage tendre

Ce livre est un refus de l’oubli, une manière d’habiter le monde sans arrogance ni résignation.

Comme le rappelle Adonis :

« La vraie poésie n’est pas dans la dénonciation, mais dans la transfiguration. »

Diome choisit la douceur comme arme. Une voix basse, mais inoubliable.

« Dans un monde qui dévore tout, Diome nous enseigne l’art de s’agenouiller. Il ne nous crie pas que Dieu existe. Il nous apprend à respirer comme Lui. »
— Imam Babacar Diop

Conclusion : Lire comme on prie

Les parfums du silence est un psaume africain, un chapelet de mots. Un livre pour se taire et redevenir humain.

« Ce livre ne vous demande pas de le lire. Il vous demande de vous taire, et de redevenir humain. »
— Imam Babacar Diop

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