Lettre ouverte aux Présidents d’Afrique : Quand la vérité devient un acte de foi

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PAR HERMAN FREDERIC TOSSOUPKÉ

Lettre ouverte aux Présidents d’Afrique : Quand la vérité devient un acte de foi

Excellences, Mesdames et Messieurs les Présidents d’Afrique, je vous écris en fils du continent.Pas en révolté, pas en donneur de leçons mais en témoin d’un rêve qui chancelle et d’un continent qui se cherche encore.Je vous écris avec respect, avec douleur parfois, mais surtout avec amour.

L’amour de cette Afrique qui nous a tout donné, mais que trop de mensonges ont meurtrie.L’Afrique ne mourra pas du manque d’or, mais du manque de vérité.Nos terres regorgent de richesses, nos peuples de talents, nos jeunes d’énergie.

Mais que valent ces trésors quand la vérité est tenue captive ?

Quand la presse, qui devrait être le souffle d’une nation, devient un instrument de peur ?Quand les plumes se taisent par prudence, et les caméras s’éteignent par instinct de survie ?

Une démocratie qui muselle sa presse se condamne elle-même au mensonge.Et un pouvoir qui redoute la lumière révèle, sans le dire, ses propres ténèbres.

La liberté de la presse n’est pas un luxe, c’est une responsabilité partagée.Excellences, je sais combien vos charges sont lourdes et vos contextes complexes

Mais je crois qu’il n’y a pas de développement durable sans vérité, pas de stabilité durable sans justice, pas de progrès durable sans liberté.Une presse libre n’est pas une ennemie des gouvernants elle est leur alliée la plus sincère.Elle n’applaudit pas toujours, mais elle éclaire.

Elle ne flatte pas le pouvoir, elle le guide.Elle ne détruit pas, elle dévoile.Et ce qu’elle révèle avec honnêteté devient souvent le début d’une guérison nationale.Le journaliste est la sentinelle du peuple et la mémoire de la nation.

Un journaliste n’est pas un adversaire, c’est une conscience éveillée.Il questionne, il dérange, mais il construit.Il se dresse là où la peur voudrait tout faire taire, et rappelle aux puissants que le peuple a droit à la clarté.Protéger un journaliste, c’est protéger la vérité.

Et protéger la vérité, c’est protéger la dignité du continent.Donnez à la presse non pas des chaînes, mais des ailes.Car chaque fois qu’un journaliste est réduit au silence, c’est un pan de notre liberté collective qui s’effondre.

La grandeur d’un dirigeant se mesure à son rapport à la vérité.L’histoire ne retient pas la durée d’un règne, mais la droiture d’un homme.Elle se souvient moins de ceux qui ont gouverné que de ceux qui ont osé écouter.

Les despotes passent, les justes demeurent.Excellences, aimez la vérité plus que le pouvoir, écoutez la critique plus que l’éloge, cherchez la transparence plus que le triomphe.Un chef qui accepte d’être contredit ne perd pas son autorité, il gagne son immortalité.

Je rêve d’une Afrique où les plumes ne tremblent plus, où la vérité ne coûte plus la vie, où le journaliste n’est plus un fugitif, où la presse ne sert plus les rois, mais le peuple.Je rêve d’une Afrique où la liberté d’informer devient la première richesse nationale.

D’une Afrique qui ne ment plus à ses enfants, et qui ose regarder ses blessures pour mieux guérir.Car le mensonge rassure un instant, mais seule la vérité libère pour toujours.Excellences, écoutez la jeunesse du continent.

Nous, jeunes d’Afrique, ne voulons pas d’une liberté en façade.Nous voulons une Afrique où parler vrai ne soit plus un risque, mais un devoir.

Nous voulons un continent où la lumière circule librement, où les idées s’affrontent sans que les hommes se détruisent.Nous ne voulons pas renverser nos pères, nous voulons les honorer.Mais nous voulons qu’ils nous laissent un héritage de courage, pas de peur.

Je vous écris parce que je crois encore en vous.Parce que je crois que le pouvoir, lorsqu’il est habité par la vérité, devient service.Parce que je crois que vous avez le pouvoir d’écrire une nouvelle page d’histoire.

L’Afrique n’a pas besoin d’hommes parfaits, mais d’hommes sincères.Elle n’a pas besoin de promesses, mais de paroles vraies.

Elle n’a pas besoin de plus de lois, mais de plus de lumièreQue cette lettre soit l’écho de milliers de voix qui n’ont pas de tribune.

Et qu’elle vous rappelle ceci : le silence ne bâtit pas de nations. La vérité, elle, les rend immortelles.Respectueusement,Frédéric Herman TOSSOUKPE , écrivain ,entrepreneur , porte-voix d’une jeunesse africaine consciente

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