Liban : nouvelles frappes israéliennes, le cessez-le-feu de 2024 en péril

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Liban : nouvelles frappes israéliennes, le cessez-le-feu de 2024 en péril

L’équilibre fragile du Proche-Orient a de nouveau vacillé ce jeudi 16 octobre 2025. Douze frappes aériennes israéliennes ont visé plusieurs localités du sud et de l’est du Liban, marquant une rupture du cessez-le-feu instauré en novembre 2024 entre les deux pays, selon des informations de l’agence Anadolu.

Les bombardements, d’une intensité inhabituelle, ont touché des zones civiles, semant la panique au sein des populations. Des explosions ont été rapportées à Bnaafoul, Khirbet Dweir, et entre Roumine et Houmine, dans le district de Nabatieh. Un drone israélien a également frappé Blida, dans le district de Marjayoun, alors que les habitants s’affairaient à la récolte des olives. D’autres localités, notamment dans les districts de Sidon, Bint Jbeil et Baalbek, ont été visées.

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L’armée israélienne affirme avoir ciblé des dépôts d’armes du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa et le sud du Liban. Une version vivement contestée par Beyrouth. Le président Joseph Aoun a dénoncé une « stratégie délibérée de déstabilisation » visant, selon lui, à « anéantir les infrastructures productives libanaises sous couvert de prétextes sécuritaires ».

Face à cette escalade, le chef de l’État libanais a annoncé le renforcement des effectifs militaires au sud du fleuve Litani, avec un objectif de 10 000 soldats déployés d’ici fin 2025. Cette mesure vise à sécuriser les frontières après le retrait israélien partiel, toujours incomplet. En effet, cinq avant-postes israéliens restent encore occupés malgré les engagements pris en janvier 2025.

Lors d’une rencontre avec le général Diodato Abagnara, commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), le président Aoun a réaffirmé la volonté de son gouvernement d’appliquer strictement la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Celle-ci, adoptée en 2006, prévoit un arrêt total des hostilités et l’instauration d’une zone démilitarisée entre la Ligne Bleue et le fleuve Litani.

Le cessez-le-feu de 2024, fruit de longues négociations internationales, avait mis fin à des affrontements ayant causé plus de 4 000 morts et 17 000 blessés. Mais cette reprise des hostilités relance les inquiétudes d’une escalade régionale dans un contexte post-guerre de Gaza qualifié de « moment charnière » par plusieurs dirigeants mondiaux.

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Beyrouth entend désormais reprendre progressivement le contrôle des zones encore sous surveillance de la FINUL d’ici 2027, tout en appelant la communauté internationale à faire respecter les engagements pris par Israël.

Un nouveau cycle de tensions semble s’amorcer, dans une région où la paix reste un horizon toujours repoussé.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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