Liban : présumé mort, le chef des députés du Hezbollah réapparaît et réagit à une mesure de l’État
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Le Liban traverse une nouvelle période de tensions politiques et sécuritaires. Le gouvernement, dans une décision historique annoncée le 2 mars 2026, a interdit toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, limitant le mouvement à la seule sphère politique. Cette mesure vise à assurer le monopole des armes à l’État libanais et à renforcer la souveraineté nationale, conformément à l’esprit de l’accord de Taëf (1989). Le Premier ministre Nawaf Salam a chargé l’armée de mettre en place un plan pour désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année.
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Dans ce contexte, Mohammad Raad, président du bloc parlementaire Loyalty to the Resistance et jusqu’ici donné pour mort par certains médias non vérifiés, a réapparu lors d’une interview sur la chaîne affiliée au Hezbollah Al Manar. Il a critiqué la décision gouvernementale, estimant qu’elle ne protège pas efficacement les Libanais face aux attaques israéliennes et reprochant à l’État son incapacité à mobiliser des relais diplomatiques pour contraindre Israël à cesser son offensive.
La réapparition de Mohammad Raad souligne l’opposition persistante du Hezbollah aux mesures de désarmement. Le mouvement, intégré à l’appareil politique libanais, reste attaché à sa stratégie de “résistance”, notamment face aux menaces perçues venant d’Israël. La veille de cette interview, le Hezbollah avait revendiqué de nouveaux tirs de missiles en direction du territoire israélien, accentuant les tensions à la frontière.
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Cette décision gouvernementale marque un tournant dans l’histoire récente du Liban, mais le chemin vers la stabilité demeure complexe, entre volonté de contrôle étatique et résistance des acteurs armés intégrés à la vie politique. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer la capacité du Liban à faire respecter la souveraineté de l’État tout en évitant une escalade militaire.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













