Londres relance le dialogue avec Pékin : la stratégie pragmatique de Keir Starmer face à Xi Jinping
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Après près de six années de silence diplomatique au plus haut niveau, le Royaume-Uni opère un retour calculé sur la scène chinoise. En déplacement officiel à Pékin, le Premier ministre britannique Keir Starmer a été reçu ce jeudi par le président Xi Jinping, marquant ainsi la première visite d’un chef de gouvernement britannique en Chine depuis 2018.
Cette rencontre intervient dans un contexte international tendu, où les équilibres géopolitiques traditionnels sont mis à l’épreuve par des rivalités économiques croissantes et des divergences au sein même du bloc occidental. À Londres, l’heure semble désormais au pragmatisme.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, citant l’agence officielle chinoise Xinhua, Keir Starmer a profité de cet entretien pour clarifier sa ligne diplomatique vis-à-vis de Pékin. L’objectif affiché est sans détour : réactiver la coopération bilatérale afin de générer des opportunités économiques concrètes pour le Royaume-Uni.
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Pour donner corps à cette orientation, le Premier ministre n’a pas fait le voyage seul. Il était accompagné d’une délégation d’environ soixante responsables issus de secteurs jugés stratégiques : chefs d’entreprise, universitaires, acteurs du monde culturel. Un signal fort, traduisant la volonté britannique de relancer les échanges sur plusieurs fronts, bien au-delà du seul commerce.
Ce rapprochement s’opère toutefois sur fond de tensions persistantes. Les relations économiques mondiales restent fragilisées par les différends commerciaux impliquant les États-Unis, tandis que certaines ambitions américaines, notamment autour du Groenland, révèlent des lignes de fracture au sein des alliances occidentales. Autant de paramètres que Londres semble désormais disposée à gérer par le dialogue direct avec Pékin.
En renouant avec la Chine, Keir Starmer prend acte d’une réalité incontournable : dans un monde multipolaire, la diplomatie économique s’impose comme un levier central de l’influence internationale. Quitte à bousculer certains réflexes d’alignement stratégique, le Royaume-Uni fait le choix assumé de défendre ses intérêts, au nom du réalisme.
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Imam chroniqueur
Babacar Diop













