Londres s’apprête à franchir le pas vers la reconnaissance d’un État palestinien
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Le Royaume-Uni prépare une annonce historique : la reconnaissance officielle d’un État palestinien. Selon le quotidien britannique The i, cette décision, initialement attendue lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, a été retardée en raison de la visite d’État du président américain Donald Trump.
Le Premier ministre Keir Starmer avait conditionné cette reconnaissance à deux exigences majeures : des « mesures substantielles » d’Israël pour améliorer la situation humanitaire à Gaza et un engagement à un cessez-le-feu. Le report visait surtout à éviter un bras de fer diplomatique avec Washington, alors que Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio affichent un soutien total à l’offensive terrestre israélienne.
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Un porte-parole de Downing Street a défendu cette décision en soulignant qu’elle répond à une nécessité politique et morale : « La création d’un État est un droit inaliénable du peuple palestinien. Sa reconnaissance est essentielle pour garantir la viabilité d’une solution à deux États. »
Londres emboîterait ainsi le pas à l’Irlande, la Norvège et l’Espagne, qui ont franchi ce cap en 2024, rejoignant les 147 pays reconnaissant déjà la Palestine. La France a, elle aussi, exprimé son intention de s’engager dans cette voie, devenant le premier membre du G7 à afficher une telle volonté.
Cette évolution intervient dans un climat de fortes tensions régionales, marqué par de nouvelles frappes israéliennes à Gaza et un raid à Doha, au Qatar, qui a suscité de vives condamnations internationales. L’Organisation de la coopération islamique (OCI) et la Ligue arabe ont même convoqué des réunions d’urgence pour examiner la situation.
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Pour Londres, il s’agit d’un choix hautement stratégique : préserver la perspective d’une paix durable au Moyen-Orient tout en affirmant son indépendance diplomatique face aux pressions américaines.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













