L’Union européenne place l’Algérie sur sa liste noire : alerte rouge pour le système financier d’Alger

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L’Union européenne place l’Algérie sur sa liste noire : alerte rouge pour le système financier d’Alger

Par imam chroniqueur Babacar Diop

L’Union européenne a inscrit, mardi 9 juillet 2025, l’Algérie sur sa liste noire des juridictions à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, conformément aux recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Cette décision, relayée par Agence Afrique, renforce la pression internationale sur Alger et pourrait accentuer son isolement économique.

Des contrôles renforcés pour les transactions financières

Les institutions financières européennes sont désormais tenues d’appliquer des mesures de vigilance accrues à l’encontre des opérations impliquant des entités algériennes. Cela inclut une vérification rigoureuse de l’identité des partenaires, de l’origine des fonds, ainsi que de la finalité des transactions. Bruxelles justifie sa décision par les faiblesses structurelles du système bancaire algérien, caractérisé par une régulation jugée inefficace et un manque de transparence chronique.

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L’Algérie sous le feu des sanctions internationales

Ce classement intervient dans un contexte délicat pour Alger. Quelques jours plus tôt, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 30 % sur plusieurs produits d’exportation algériens, accentuant une pression économique croissante. Cette double sanction, européenne et américaine, souligne les inquiétudes persistantes sur la gouvernance financière du pays et son exposition à des flux illicites.

Un signal inquiétant pour les investisseurs

Pour les analystes, cette inscription constitue un signal négatif fort à l’adresse des investisseurs étrangers, alors même que l’Algérie tente d’attirer des capitaux pour diversifier son économie hors hydrocarbures. Selon des sources européennes, plusieurs oligarques algériens auraient réalisé des placements douteux en Europe, issus de circuits opaques proches de la corruption.

Vers une marginalisation diplomatique et financière ?

Officiellement, Alger défend une posture de souveraineté stratégique et d’indépendance économique, mais les tensions diplomatiques avec des partenaires traditionnels comme la France et l’Espagne rendent cette position de plus en plus difficile à tenir. Sans réformes structurelles, l’Algérie risque de s’enfoncer dans une forme de marginalisation sur les plans financier et diplomatique, préviennent plusieurs observateurs.

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-imam chroniqueur Babacar Diop

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