Macron valide le plan Bayrou pour 2026 : un budget de rigueur sous tension
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En déplacement dans les Hautes-Pyrénées, le président Emmanuel Macron a officiellement apporté son soutien au projet budgétaire présenté par le Premier ministre François Bayrou pour l’année 2026. Saluant une stratégie « solide et claire », le chef de l’État a exhorté les oppositions à proposer des alternatives concrètes face à un effort qu’il juge indispensable au redressement des finances publiques.
Un soutien appuyé du président
Depuis Lourdes, Emmanuel Macron a défendu la démarche du Premier ministre, estimant que ce dernier avait « eu raison de donner le cap ». Il a invité les partis d’opposition à s’engager dans le débat : « Si d’autres ont des idées plus intelligentes pour accroître l’activité et réduire les dépenses, le Premier ministre les recevra. »
Un plan d’économies massif pour réduire le déficit
Dévoilé la veille, le plan budgétaire de François Bayrou vise une réduction du déficit public à 4,6 % du PIB d’ici 2026, avec pour objectif une stabilisation de la dette autour de 2,8 % à l’horizon 2029. L’effort est chiffré à 43,8 milliards d’euros, répartis entre réduction des dépenses publiques et nouvelles contributions fiscales. « La dette française augmente de 5 000 euros chaque seconde », a alerté le Premier ministre, évoquant une situation d’urgence.
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Mesures phares : jours fériés supprimés et coupes dans la fonction publique
Le plan prévoit notamment :
la suppression de deux jours fériés ;
le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois, soit environ 3 000 postes supprimés ;
la fermeture d’agences jugées « improductives » ;
un durcissement du contrôle des arrêts maladie ;
une hausse de la franchise médicale ;
la création d’une taxe sur les petits colis ;
et une « contribution de solidarité » visant les hauts revenus.
François Bayrou a toutefois exclu toute baisse des salaires des fonctionnaires et des pensions de retraite, tout en promettant un effort particulier pour protéger les petites retraites.
La ministre du Travail fustige le « tout gratuit »
Catherine Vautrin, ministre du Travail et de la Santé, a tenu à alerter sur l’évolution de la mentalité collective, dénonçant une culture du « tout gratuit » qu’elle juge « mortifère ». Selon elle, « la fraude est une trahison du pacte social ». La ministre estime que les arrêts de travail doivent retrouver leur nature strictement médicale, et pointe une fraude sociale estimée à 13 milliards d’euros.
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Réactions contrastées et menace de censure
Les propositions ont déclenché des critiques vives au sein des partis d’opposition. Plusieurs formations envisagent de déposer une motion de censure contre le gouvernement. La période estivale, souvent propice aux réformes impopulaires, pourrait ainsi devenir le théâtre de tensions politiques inédites à la veille d’un budget crucial.
imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com
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