Madrid défie Tel-Aviv : L’Espagne rejette les accusations d’antisémitisme et impose des sanctions
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L’Espagne a opposé une fin de non-recevoir aux accusations d’antisémitisme portées par le gouvernement israélien, dans un communiqué rendu public ce lundi par le ministère des Affaires étrangères. Madrid a qualifié ces accusations de « fausses et calomnieuses » et a dénoncé comme « inacceptable » l’interdiction d’entrée en Israël visant deux membres de son exécutif : la vice-Première ministre Yolanda Díaz et la ministre de la Jeunesse et de l’Enfance, Sira Rago.
Cette réaction intervient dans un contexte de forte tension après que le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé neuf mesures de rétorsion contre Israël. Parmi elles figurent l’interdiction permanente d’exporter des armes vers l’État hébreu, la fermeture de l’espace aérien espagnol aux avions transportant du matériel militaire, ainsi que le refus d’accès aux ports espagnols pour les navires approvisionnant les forces israéliennes en carburant. Madrid prévoit également de bloquer les importations issues des colonies, de restreindre ses services consulaires dans les territoires occupés et de renforcer sa présence humanitaire à Rafah.
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Dans son communiqué, le gouvernement espagnol rappelle qu’il demeure engagé dans la lutte contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme, tout en réaffirmant son appui à une solution à deux États. Il exhorte Israël à mettre fin à l’occupation de Gaza et de la Cisjordanie, à stopper les violences contre les civils palestiniens et à lever le blocus humanitaire qui asphyxie la bande de Gaza. « Le gouvernement espagnol ne se laissera pas intimider dans sa défense de la paix, du droit international et des droits de l’homme », insiste le texte.
Selon les données relayées par l’agence Anadolu, plus de 64 500 Palestiniens auraient perdu la vie dans l’offensive israélienne menée à Gaza depuis octobre 2023. En novembre 2024, la Cour pénale internationale a d’ailleurs émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Israël doit également faire face à une procédure pour génocide devant la Cour internationale de Justice.
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Imam chroniqueur
Babacar Diop













