Mali – Assimi Goïta bientôt destitué ? La Cour constitutionnelle tranche
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Bamako, 26 juin 2025 – L’avenir politique du colonel Assimi Goïta, président de la transition au Mali, était suspendu à une décision cruciale de la Cour constitutionnelle. Après plusieurs jours de vives spéculations et de tensions en coulisses, la plus haute juridiction du pays a finalement rendu son verdict concernant la demande de destitution introduite par des acteurs politiques et juridiques maliens.
Une transition qui vacille
Assimi Goïta, arrivé au pouvoir à la suite d’un double coup d’État en 2020 et 2021, est au cœur d’une transition censée ramener le Mali vers un ordre constitutionnel normal. Toutefois, des critiques récurrentes ont été émises ces derniers mois sur la gestion du processus de transition, les reports électoraux à répétition, et un manque de clarté sur les intentions réelles du pouvoir militaire.
La demande de destitution, portée notamment par un groupe de juristes et d’anciens élus, invoque des violations graves de la Constitution, un exercice autoritaire du pouvoir, et une dérive personnelle du chef de la transition, au mépris des engagements pris auprès de la CEDEAO et du peuple malien.
La Cour constitutionnelle met fin à l’incertitude
Dans son communiqué lu ce jeudi à Bamako, la Cour constitutionnelle rejette la demande de destitution, estimant qu’aucun fondement juridique suffisant ne permet actuellement d’écarter le président de la transition. Elle appelle cependant à un retour rapide au cadre démocratique, rappelant que la transition n’est pas un pouvoir de substitution, mais une étape exceptionnelle et limitée dans le temps.
Cette décision met momentanément un terme à la polémique, mais ne règle pas la crise de confiance qui s’installe entre le pouvoir de Goïta et une frange importante de la population ainsi que de la classe politique.
Un climat politique sous tension
Si certains Maliens saluent cette décision comme un appel au calme et à la stabilité, d’autres y voient une manœuvre pour renforcer l’impunité du pouvoir militaire. Les appels à une mobilisation citoyenne pour exiger des élections crédibles et un calendrier clair de transition risquent de se multiplier dans les prochains jours.
Dans ce contexte fragile, la pression internationale – notamment de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’ONU – pourrait s’accentuer pour exiger plus de transparence et de garanties sur le retour à la démocratie.













