Mali : Moussa Mara entendu par la justice pour un post Facebook, puis relâché sans poursuite

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Mali : Moussa Mara entendu par la justice pour un post Facebook, puis relâché sans poursuite

L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, a été auditionné par la Brigade d’investigation judiciaire de Bamako les 15 et 16 juillet, à la suite d’un message controversé publié sur les réseaux sociaux le 4 juillet. Ce post, dans lequel il dénonçait la détention de certains opposants et appelait à un retour rapide à l’ordre démocratique, a suscité l’attention du pôle anti-cybercriminalité.

Présenté devant le procureur du Tribunal de la Commune IV, Moussa Mara a été relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. « Il n’y a pas de poursuite à ce stade », a confié l’un de ses proches à Radio France Internationale (RFI). Toutefois, l’affaire reste entre les mains du procureur, qui décidera s’il convient de classer ou non le dossier.

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Le message publié par Mara faisait référence à des « prisonniers d’opinion », désignant des militants politiques et des membres de la société civile incarcérés après avoir exprimé des critiques envers les autorités de transition. L’ancien chef du gouvernement y réaffirmait également sa détermination à « se battre par tous les moyens » pour un retour à la normale, des propos jugés sensibles dans le contexte actuel.

Son entourage, tout en exprimant son soulagement après sa libération, n’a pas manqué de souligner le caractère « anodin » des propos tenus par l’opposant. « C’est clairement une mise en garde », a confié un proche, rappelant que Moussa Mara fait partie des rares figures politiques à s’exprimer ouvertement contre le régime en place.

Selon le quotidien Sud Quotidien, les auditions se sont déroulées dans un climat respectueux, avec des « explications franches sur le contenu du message et les motivations ». Toutefois, cet épisode vient confirmer un climat de tension croissante autour de la liberté d’expression au Mali, où plusieurs activistes et opposants sont régulièrement inquiétés.

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Alors que la transition politique malienne suscite de vives critiques à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, la convocation de Moussa Mara pourrait bien relancer le débat sur la place du dialogue, du débat démocratique et de la critique dans le processus en cours.

Imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com

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