Maltraitance présumée et gestion clandestine : l’American Dara Academy dans la tourmente judiciaire

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Maltraitance présumée et gestion clandestine : l’American Dara Academy dans la tourmente judiciaire

Une affaire aux relents graves secoue le secteur éducatif privé au Sénégal. Quatre dirigeants de l’American Dara Academy ont été déférés, mardi 21 janvier, devant le parquet de Pikine-Guédiawaye, à la suite d’une enquête révélant de lourds soupçons de maltraitance sur mineurs et de fonctionnement illégal de l’établissement.
Implantée entre Keur Massar et Toubab Dialao, cette structure scolaire est aujourd’hui au cœur d’une procédure judiciaire déclenchée après une intervention directe de l’ambassade des États-Unis. Selon des informations rapportées par Kawtef, citant le quotidien L’Observateur, l’alerte diplomatique fait suite à la fugue d’une pensionnaire, laquelle aurait dénoncé des mauvais traitements subis durant son internement.

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Une annexe clandestine découverte


Les investigations menées par la Brigade de recherches de Keur Massar ont mis au jour de sérieux dysfonctionnements. En plus des pratiques punitives signalées sur le site principal, les enquêteurs ont découvert l’existence d’une annexe non déclarée à Toubab Dialao. Cette structure parallèle accueillait des enfants sans aucune autorisation administrative, dans des conditions jugées préoccupantes par les services compétents.
Les éléments collectés font état d’un système échappant totalement au contrôle des autorités, soulevant de sérieuses interrogations sur la protection et la sécurité des mineurs qui y étaient hébergés.
Des accusations pénales lourdes
Au vu des faits relevés, les quatre responsables interpellés sont poursuivis pour fonctionnement illégal d’un établissement, coups et blessures volontaires sur mineurs, ainsi que pour mise en danger de la vie d’autrui.
Un rapport de l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO), versé au dossier, évoque explicitement une situation de « violence institutionnelle » et souligne l’absence de mécanismes de protection des enfants, pourtant indispensables dans toute structure accueillant des mineurs.


Une enquête loin d’être close

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Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de déterminer l’ampleur réelle du réseau, d’identifier d’éventuelles responsabilités supplémentaires et d’évaluer l’étendue des sévices allégués. Cette affaire relance, une fois de plus, le débat sur le contrôle des établissements éducatifs privés, notamment ceux accueillant des enfants issus de la diaspora.
Alors que la justice suit son cours, l’opinion publique reste attentive à un dossier qui touche au cœur même de la protection de l’enfance, un impératif social et moral majeur.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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