Mandat présidentiel au Bénin : Patrice Talon défend le septennat et plaide pour un temps d’action plus long

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Mandat présidentiel au Bénin : Patrice Talon défend le septennat et plaide pour un temps d’action plus long

COTONOU – Dans un face-à-face très attendu avec la presse nationale ce jeudi 18 décembre 2025, le Chef de l’État Patrice Talon a brisé le silence. Entre le traumatisme du coup d’État déjoué le 7 décembre dernier et la promulgation de la nouvelle Constitution, le Président a justifié avec fermeté les réformes qui redessinent l’avenir politique du Bénin.

Par Tossoukpe Frederic Herman pour DUNIA news

Le timing ne pouvait être plus symbolique. Dix jours après une tentative de déstabilisation qui a secoué les fondements de la République, Patrice Talon s’est présenté devant les journalistes pour, non seulement rassurer sur la stabilité du pays, mais surtout expliciter le passage historique du quinquennat au septennat.

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« Cinq ans, c’est trop court »

Promulguée ce mercredi 17 décembre, la nouvelle loi fondamentale introduit un Sénat et modifie la durée du mandat présidentiel, portée désormais à sept ans. Pour Patrice Talon, cette extension n’est pas une coquetterie institutionnelle, mais une nécessité pragmatique.

« Le temps de l’action politique est plus long que le temps de la reddition de comptes », a-t-il martelé.

Le Chef de l’État a illustré son propos par les retards subis par certains projets phares de son programme « Bénin Révélé ». Qu’il s’agisse de la transformation de Ganvié, de la relocalisation du marché Dantokpa ou de l’achèvement des infrastructures routières, le Président a avoué que les lourdeurs administratives et les études préalables consomment souvent une trop grande partie d’un mandat de cinq ans. « En cinq ans, tout ce qui se fait, c’est dans la précipitation », a-t-il ajouté.

Un modèle adapté aux réalités béninoises

Face aux critiques pointant du doigt un décalage avec les démocraties occidentales, Patrice Talon a opposé une fin de recevoir cinglante. Selon lui, comparer le Bénin au Canada ou à la France est une erreur de perspective sociologique.

  • En Occident : Les débats portent sur le confort de vie (retraites, immigration).
  • Au Bénin : Les besoins sont encore « moyenâgeux » : accès à l’eau potable, bitumage des routes, construction d’écoles.
    « Si nous continuons à copier les autres, nous ne ferons jamais ce qu’ils ont fait quand ils avaient encore du temps », a prévenu le Président, insistant sur le fait que le développement nécessite de la continuité.

Une lecture sociologique de la crise du 7 décembre

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Revenant sur l’attaque du 7 décembre, le Chef de l’État a refusé d’en faire une analyse purement politique, préférant une lecture sociologique. Il a fermement démenti toute implication structurelle de la Garde Nationale, qualifiant les mutins de « voyous » encouragés par des acteurs en marge de la légalité. Il a tenu à rassurer la nation : la situation est sous contrôle et la justice fera son œuvre sans faiblir.
Pour clore son intervention, Patrice Talon a tenu à rassurer ceux qui voient dans cette réforme un calcul personnel : « Ce n’est pas à mon profit. Ce sera au profit du Bénin ». Un message clair qui place le septennat comme le moteur d’une transformation profonde et durable du pays.

DUNIA news rédaction : Tossoukpe Frederic Herman

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