Marabout en fuite : accusations de viols sur mineurs et disparition troublante à Noflaye
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Par imam chroniqueur Babacar Diop

Une affaire aussi choquante que mystérieuse secoue le Sénégal. Le marabout S. I. Touré, figure religieuse influente et très suivie tant dans le pays que dans la diaspora, est au cœur d’un scandale de viols sur mineurs. Alors que la justice s’apprêtait à l’interpeller, l’homme religieux s’est mystérieusement volatilisé, laissant derrière lui une paire de chaussures et un message énigmatique près d’un puits, dans son champ à Noflaye.
Des accusations graves et documentées
L’affaire débute il y a deux mois avec une première plainte déposée à la brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Une seconde plainte, plus collective, est enregistrée le 2 juin 2025 par le « Collectif des victimes identifiées du marabout S. I. Touré ». Le parquet de Dakar confie l’enquête au commissariat des Parcelles Assainies (réf. n°5055), avec pour objectif l’interpellation immédiate du guide religieux.
Les accusations sont lourdes : plusieurs anciens talibés, tous mineurs au moment des faits, accusent S. I. Touré d’abus sexuels répétés. L’un d’eux, aujourd’hui adulte, témoigne anonymement :
« J’en fais partie. D’autres victimes n’ont pas eu le courage de parler. Certains sont encore traumatisés, d’autres sous traitement. »
Les résultats médicaux confirment les faits
Quatre des cinq plaignants sont envoyés à l’Hôpital Principal de Dakar pour des examens médicaux. Les résultats sont accablants : les rapports confirment des signes de pénétration anale ancienne, cohérents avec les témoignages recueillis.
Les enquêteurs souhaitent alors soumettre le marabout à un examen médical, mais ce dernier ne se présente pas aux convocations. Pire encore, il disparaît totalement.
Disparition à la lisière du mystique et de la fuite
Le 3 juin 2025, sous le coup d’une convocation, S. I. Touré demande à son chauffeur de le déposer dans son champ de Noflaye. Vers 3 heures du matin, il quitte ses disciples en prétendant vouloir marcher seul. Il ne sera plus revu.
À l’aube, les disciples lancent des recherches. Ils découvrent, près d’un puits, une paire de ses chaussures et un mot écrit en wolof :
« Tagou naalène, mangui dem kaw assamane »
(Je vous dis adieu, je m’en vais au ciel).
Ses téléphones sont retrouvés dans sa chambre. L’inquiétude vire à la panique. Tandis que certains parlent de suicide ou de disparition mystique – comparant son sort à celui de figures religieuses disparues dans des circonstances mystérieuses – d’autres y voient une fuite savamment orchestrée.
La justice en alerte
Face à la gravité des faits et à la disparition suspecte du mis en cause, les autorités judiciaires ont lancé un mandat de recherche à l’échelle nationale. Selon des sources proches du dossier, les enquêteurs envisagent toutes les pistes, y compris l’hypothèse d’un exil spirituel simulé pour échapper à la justice.
Cette affaire ravive les débats sur les abus dans certains daaras et appelle à une vigilance accrue sur la protection des enfants placés sous l’autorité de guides religieux.
imam chroniqueur Babacar Diop

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