Mariage au Sénégal : l’ouvrage de Mame Fama Diouf, un engagement fort pour freiner la hausse inquiétante des divorces
Votre Pub ici !

Face à l’augmentation alarmante des divorces au Sénégal, la voix des spécialistes se fait de plus en plus insistante. Parmi eux, Mame Fama Diouf, fondatrice de l’École du Mariage et initiatrice des Assises Nationales du Mariage, vient de publier « La Sauvegarde et l’Épanouissement du Mariage au Sénégal », un ouvrage qui se veut analyse, plaidoyer et boussole pour le couple moderne.
Un livre qui résonne fortement dans une société où, comme je le répète souvent dans mes chroniques :
« Quand le couple se fissure, la société se fragilise. Et quand la famille se tient debout, même les tempêtes respectent ses murs. »
Un ouvrage né de la souffrance silencieuse des foyers
« Ce livre n’est pas qu’un simple texte écrit, il est né dans la douleur, l’observation et la responsabilité », affirme Mame Fama Diouf. Pendant plus d’une décennie, elle dit avoir recueilli « des cris silencieux de couples qui auraient pu être sauvés ».
À lire aussi : Fimela : une opération de gendarmerie déjoue un départ clandestin vers la Gambie
Ce vécu est en parfaite cohérence avec une de mes réflexions personnelles :
« Chaque crise conjugale est un message que Dieu nous envoie : soit pour nous corriger, soit pour nous protéger. Mais trop de couples ignorent le message… jusqu’à ce que le lien se brise. »
L’ouvrage est également l’un des prolongements naturels des Assises Nationales du Mariage qui ont réuni en juillet sociologues, juristes, religieux, acteurs culturels et familles, dans un élan inédit pour repenser le couple sénégalais.
Un contexte alarmant : le mariage fortement fragilisé
La sociologue Fatou Sarr Sow, dans Familles sénégalaises en mutation (Presses Universitaires de Dakar, p. 87), rappelle que « la transformation rapide des normes sociales fragilise les mécanismes traditionnels de stabilité conjugale ».
Et le Professeur Abdoulaye Barrow, spécialiste de la psychologie du couple, note dans Psychologie du couple africain moderne (L’Harmattan, p. 122) que « 80 % des conflits conjugaux sont liés à une mauvaise communication ».
Ces constats rejoignent l’observation que je partage souvent dans mes causeries :
« Ce n’est pas l’absence d’amour qui détruit un mariage ; c’est l’absence de patience, de parole vraie et d’écoute sincère. »
Mame Fama Diouf insiste d’ailleurs :
« Tout est dans le dialogue. Il y a trop de divorces au Sénégal et il faut qu’on en parle. »
La dimension religieuse : la miséricorde comme pilier
À lire aussi : RDC : Le M23 s’empare de Luvungi et progresse vers Uvira, la frontière burundaise menacée
Dans la tradition islamique, le mariage est un engagement sacré. Ibn al-Qayyim écrit dans Rawdat al-Muhibbin (p. 219) :
« La stabilité du foyer commence par la stabilité du cœur. »
Et Ibn Taymiyya rapporte dans Majmû’ al-Fatâwâ (vol. 32, p. 245) que :
« Le mariage n’atteint son sens qu’avec la patience et la miséricorde mutuelle. »
Ces paroles rejoignent profondément ma propre conviction :
« Dans un foyer, la miséricorde est plus forte que le caractère, et la douceur plus efficace que le discours. Ce que la colère détruit en une minute, la compassion le répare en un regard. »
J’ajoute dans mes enseignements :
« Allâh dit qu’Il a mis entre les époux affection et miséricorde (Coran 30:21). Certains couples cherchent l’affection, mais oublient la miséricorde. Or, sans miséricorde, l’amour devient fragile. »
Témoignages de reconnaissance autour de l’auteure
Le journaliste Khaly Seck, parlant au nom de la RTS, a salué « la vision et l’engagement » de Mame Fama Diouf :
« Elle est une fierté pour la RTS », dit-il.
François Xavier Thiaw a mis en avant « sa générosité et son attachement à aider les autres ».
Le Dr Rokhaya Diakhaté a également magnifié « une contribution citoyenne et un outil de sensibilisation pour des relations équilibrées », rappelant l’importance du livre en pleine période des 16 jours d’activisme.
Cette reconnaissance institutionnelle fait écho à une de mes maximes personnelles :
« Quand une personne décide de réparer les familles, elle répare la nation. Ceux qui œuvrent pour sauver les foyers sont les architectes silencieux de la paix sociale. »
**Réflexion du chroniqueur – Imam Babacar Diop :
Un livre qui intervient au bon moment**
Au regard des crises familiales croissantes, l’ouvrage de Mame Fama Diouf arrive à point nommé. Il propose une démarche structurée, pratique et humaniste.
À lire aussi : Togo/Atakpamé / 16 jours d’activisme : Focus sur les violences basées sur le genre en ligne
Dans mes interventions médiatiques, je rappelle souvent :
« Le divorce n’est pas toujours un échec, mais l’absence d’efforts est toujours une faute. Le mariage est un jardin : si tu n’arroses pas, il se meurt, si tu entretiens, il fleurit. »
Et j’ajoute :
« Les couples sénégalais ne manquent pas d’amour ; ils manquent parfois d’éducation conjugale. Ce livre vient combler un vide que beaucoup n’osaient même pas nommer. »
Conclusion : sauver le mariage, c’est protéger la société
« La Sauvegarde et l’Épanouissement du Mariage au Sénégal » s’inscrit dans une dynamique de réforme sociale profonde. L’ouvrage propose des clés concrètes pour renforcer harmonie, stabilité et durabilité du couple.
Une vision qui rejoint mon dernier rappel :
« Un mariage solide est un rempart. Un couple équilibré est une école. Une famille unie est une lumière. Sauver le mariage, c’est sauver les générations qui viennent. »
imam chroniqueur
Babacar Diop













