Maroc / Société: Le mouvement GenZ 212 se durcit, deux morts à Leqliâa
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Par Gil-christ DJOSSOU
Le Maroc traverse une période de forte agitation sociale. Depuis le 27 septembre 2025, un mouvement spontané mené par des jeunes regroupés sous le nom de GenZ 212 secoue plusieurs villes du royaume. Ce collectif, né sur les réseaux sociaux, réclame des réformes concrètes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la lutte contre la corruption. Les manifestations, d’abord pacifiques, ont rapidement pris une tournure plus radicale.
Le 1er octobre, un drame s’est produit à Leqliâa, près d’Agadir. Deux manifestants ont été tués par des gendarmes alors qu’ils tentaient de pénétrer dans une brigade. Selon les autorités, les forces de l’ordre ont agi en légitime défense. Les jeunes auraient mis le feu à un véhicule et tenté de s’emparer d’armes et de munitions. Ce fait divers a provoqué une onde de choc dans le pays et ravivé les tensions.
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Dans plusieurs villes, les affrontements se sont intensifiés. À Salé, Taroudant, Oujda et Inzegane, des véhicules de police ont été incendiés, des agences bancaires saccagées et des bâtiments publics pris pour cible. À Casablanca et Tanger, les manifestations sont restées calmes mais très déterminées. Les slogans scandés dans les rues parlent d’un ras-le-bol généralisé: « Le peuple veut la chute de la corruption », « Liberté, dignité et justice sociale ».
Le bilan provisoire est lourd. On compte plus de trois cents blessés, en majorité parmi les forces de l’ordre, et environ quatre cents interpellations. Plus de cent quarante véhicules de police ont été détruits. Les autorités ont autorisé les rassemblements du 1er octobre, espérant canaliser la colère après les violences du 30 septembre. Mais la tension reste palpable.
Le ministre de la Santé a été convoqué par une commission parlementaire pour répondre aux critiques sur la gestion des hôpitaux. À Casablanca, des appels au départ du chef du gouvernement Aziz Akhannouch ont été lancés par des manifestants. Le mouvement GenZ 212, bien que non structuré, semble fédérer une jeunesse marocaine en quête de changement et de reconnaissance.
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Les jours à venir seront décisifs. Le gouvernement devra choisir entre le dialogue et la fermeté. En attendant, les rues du Maroc continuent de gronder.
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