Matam : les inondations menacent la campagne rizicole avec plus de 1200 hectares submergés

Votre Pub ici !

Partager cet article
Matam : les inondations menacent la campagne rizicole avec plus de 1200 hectares submergés

Matam, 1er octobre 2025 – La région de Matam fait face à une situation préoccupante : près de 1242 hectares de terres agricoles, dont 145 déjà cultivés, sont actuellement envahis par les eaux du fleuve Sénégal. L’annonce a été faite par Moussa Mbodj, délégué régional adjoint de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED).

Selon lui, le franchissement du seuil d’alerte annoncé ces dernières semaines n’a pas tardé à avoir des répercussions sur les zones rizicoles. « Aujourd’hui, nous constatons que plusieurs terres irriguées sont submergées », a-t-il expliqué devant la presse.

Comparée à l’année précédente, la situation est plus alarmante. En 2024, à pareille période, moins de 500 hectares étaient inondés, contre plus de 1000 aujourd’hui. « Si la tendance se poursuit, on risque d’avoir encore davantage de surfaces englouties », a averti M. Mbodj.

À lire aussi : Quand l’opinion s’égare : entre liberté d’expression et responsabilité morale

Face aux risques, de nombreux producteurs ont préféré renoncer à la campagne d’hivernage pour éviter de subir les mêmes pertes que l’année dernière. Ils misent désormais sur la saison sèche-chaude, plus sécurisée pour la riziculture.

La SAED, de son côté, tente de limiter les dégâts. Des vannes ont été fermées au casier de Mboloyel, dans la commune de Bokidiawé, où des périmètres rizicoles sont déjà sous les eaux. Des groupes moto-pompes ont également été installés pour évacuer l’eau et sauver les cultures encore viables.

Les localités de Dembancané, Aouré, Sémmé Orkadiéré, Matam, Bokidiawé et Nabadji figurent parmi les zones les plus touchées. Les digues de protection risquent par ailleurs de céder sous la pression des crues.

À lire aussi : Haïti : L’ONU déploie une force internationale pour lutter contre les gangs pendant un an

Pour Moussa Mbodj, l’urgence est d’accompagner les riziculteurs dans cette épreuve : « Nous allons intervenir partout où le besoin se fera sentir pour tirer les eaux. Le riz peut résister jusqu’à quinze jours, mais au-delà, les pertes seront inévitables ».

Imam chroniqueur
Babacar Diop

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci