Mbeubeuss, d’une décharge insalubre à un éco-parc en gestation
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Longtemps perçu comme l’un des symboles les plus frappants de la pollution et de l’urbanisation anarchique de Dakar, Mbeubeuss est en passe de changer de visage. Ce jeudi 25 septembre 2025, une visite sur ce site de 115 hectares révèle les signes d’une transformation profonde : là où s’amoncelaient plus de 80 millions de mètres cubes de déchets, s’élève désormais un chantier d’avenir porté par la Promoged, avec l’appui de l’État et de ses partenaires.
Près de 190 000 mètres cubes de terre ont déjà été déplacés pour remodeler la topographie, et une vingtaine d’hectares terrassés afin d’accueillir de nouveaux usages. Une première couche de latérite recouvre six hectares pour limiter les infiltrations polluantes, tandis que 600 mètres de digues assurent une ceinture de protection environnementale.
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Vers une plateforme écologique et sociale
Le projet dépasse la simple dépollution. À l’entrée du site, les travaux de construction d’un centre moderne de tri et de transfert des déchets ont démarré. Une voie d’accès reliant directement Mbeubeuss à la Vdn est en cours d’aménagement. Des zones destinées aux ponts bascules, bureaux et vestiaires ont déjà été identifiées, marquant une planification rigoureuse.
Au-delà, l’ambition est de faire de Mbeubeuss un véritable éco-parc. Une plateforme de compostage permettra de valoriser la matière organique, tandis qu’un programme de végétalisation restaurera une biodiversité fragilisée. Des espaces de loisirs, comme des aires de jeux et des parcours sportifs, redonneront au site une fonction sociale et inclusive.
Une transition juste pour les récupérateurs
L’un des volets majeurs du projet reste son aspect humain. Quelque 3 000 récupérateurs informels, qui dépendaient de la décharge pour vivre, bénéficient d’un accompagnement dans le cadre d’une transition juste. Grâce au Plan d’action de réinstallation (Par) et au Programme de réinsertion des métiers du secteur (Prms), ils reçoivent indemnisation, orientation vers de nouvelles activités économiques et garantie de préserver leurs moyens de subsistance dans une logique d’économie verte.
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Ce chantier illustre la volonté de l’État sénégalais de transformer un lieu longtemps synonyme de précarité et de marginalisation en un modèle africain de transition écologique. Comme l’a affirmé Moussa Bala Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, « chaque mètre cube de terre déplacé, chaque hectare sécurisé, chaque projet de reconversion professionnelle concrétise la vision du gouvernement de faire de Mbeubeuss un démonstrateur de la transition écologique africaine ».
imam chroniqueur
Babacar Diop













