Mbour : un procès autour d’une orgie filmée secoue la ville

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Mbour : un procès autour d’une orgie filmée secoue la ville

Un procès hors du commun retient l’attention à Mbour. Deux commerçants, Ibrahima N. (36 ans) et Ndiaga S. (18 ans), comparaissent devant le tribunal pour des faits qualifiés d’« actes contre nature » et d’« association d’une tierce personne dans des relations filmées ». L’affaire, rapportée par L’Observateur, a suscité une vive curiosité et attiré de nombreux habitants venus assister aux audiences.

Une disparition suspecte à l’origine du scandale

L’affaire a éclaté fin août lorsque Racine S., inquiet de ne plus avoir de nouvelles de son jeune frère Ndiaga, a alerté la gendarmerie. Ses soupçons se sont rapidement portés sur Ibrahima N., un commerçant marié et père de famille, qui lui donnait des informations contradictoires sur Ndiaga. Il affirmait notamment que ce dernier avait besoin de prières pour revenir à Thiadiaye, ce qui a éveillé les doutes.

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Des vidéos compromettantes découvertes

Convoqué par les forces de l’ordre, Ibrahima N. a nié toute implication. Mais l’enquête a révélé que Ndiaga s’était réfugié à Thiès. La fouille minutieuse des téléphones des deux hommes a alors mis au jour des vidéos explicites montrant une série d’orgies à trois : Ibrahima partageant sa couche avec une jeune femme tandis que son partenaire Ndiaga filmait les ébats. Selon les enquêteurs, ces scènes se seraient répétées à plusieurs reprises entre août et septembre.

Entre rites mystiques et manipulation

À la barre, Ndiaga S. a livré un récit troublant. Il a affirmé avoir été manipulé par Ibrahima N., qui l’aurait soumis à des pratiques mystiques et à des bains rituels censés le protéger. Ces procédés auraient renforcé son emprise psychologique, le poussant à accepter des actes qu’il n’aurait pas commis de son plein gré.

Réquisitoire sévère

Face à ces révélations, le procureur a requis une peine exemplaire : cinq ans de prison ferme et une amende de 1,5 million de francs CFA contre Ibrahima N., et deux ans de prison contre Ndiaga S. Le verdict est attendu le 7 octobre.

Une affaire qui divise l’opinion

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Ce procès, qui mêle sexualité, manipulation mystique et exploitation, soulève de nombreux débats à Mbour et au-delà. Pour certains, il révèle les dérives d’une société où les jeunes vulnérables peuvent être pris au piège de figures plus âgées et influentes. Pour d’autres, il relance la question de la criminalisation des relations homosexuelles au Sénégal et de son traitement judiciaire.

Le jugement du 7 octobre sera scruté de près, tant pour sa portée juridique que pour son impact social.

Tossoukpe Frédéric Herman

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