MÉDIAS | BÉNIN🎙️ Presse muselée ou régulée ? La HAAC répond à la polémique.
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Par Dunia News – Desk Bénin | 7 juillet 2025
Le débat enfle dans les rédactions. Depuis plusieurs semaines, une série de décisions prises par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin suscite incompréhension, indignation et inquiétude parmi les professionnels des médias.
Plusieurs organes ont vu leurs émissions suspendues, leurs animateurs rappelés à l’ordre, et certains journalistes sanctionnés pour des manquements jugés graves.
Face à ce qui est perçu par beaucoup comme une campagne de « mise au pas », l’institution de régulation est sortie de son silence.
🎙️ Une clarification attendue
Dans un communiqué publié ce lundi, la HAAC a tenu à lever les zones d’ombre. Selon l’institution, « il ne s’agit nullement de museler la presse ni d’empêcher l’exercice du métier », mais plutôt de « rappeler les organes de presse à leurs responsabilités face aux dérives récurrentes observées dans certains contenus diffusés ».La HAAC évoque des cas précis de « désinformation manifeste, diffamation, absence de vérification des sources et non-respect de l’éthique journalistique ».
L’objectif, selon elle, serait de « préserver l’ordre public, protéger les citoyens et garantir une presse responsable et crédible ».
🔎 Une presse entre contrôle et liberté
Pour de nombreux journalistes, cette justification ne suffit pas. La multiplication des avertissements et suspensions est perçue comme une stratégie d’intimidation. Un rédacteur en chef d’une radio privée à Cotonou, sous anonymat, confie à Dunia News :> « Nous avons l’impression d’avoir un pistolet sur la tempe. Toute opinion divergente, toute critique du pouvoir devient un motif d’interpellation. Ce n’est plus de la régulation, c’est de la pression. »Cette tension s’installe dans un climat où la liberté d’expression est régulièrement questionnée, notamment en période préélectorale ou face à des sujets jugés sensibles : gouvernance, corruption, réformes politiques, etc.
⚖️ Un équilibre fragile à préserver
La HAAC, de son côté, affirme œuvrer pour un équilibre entre liberté et responsabilité. Elle rappelle qu’elle ne prend pas ses décisions seule, mais dans le cadre d’une délibération collégiale fondée sur des textes clairs.Mais pour plusieurs observateurs, la légitimité de certaines décisions reste discutable. Où commence la régulation, où s’arrête la censure ? Comment s’assurer que les sanctions sont proportionnées et impartiales ? Le manque de transparence dans certains processus alimente la méfiance.
👁️ Regard africain, regard critique
Au Bénin, longtemps cité comme modèle démocratique en Afrique de l’Ouest, la presse joue un rôle central dans la vie publique. Mais ces dernières années, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un recul des libertés, avec la disparition de certains médias critiques, l’autocensure croissante dans les rédactions et la difficulté pour les journalistes indépendants d’exercer sans pression.Un analyste béninois du droit des médias, interrogé par Dunia News, résume la situation ainsi :> « La régulation est nécessaire, mais elle doit être équitable, transparente et au service de la vérité. Toute dérive répressive risque de transformer le régulateur en censeur. Et cela fragilise la démocratie. »
📌 À retenir :
– La HAAC répond aux critiques en défendant sa mission de régulation
– Des sanctions contre des organes accusés de dérives éthiques
– Des journalistes dénoncent une pression croissante et une atteinte à la liberté de la presse
– L’équilibre entre responsabilité et liberté reste au cœur du débat
– La vitalité démocratique du Bénin passe aussi par une presse libre et soutenue🖋️ Rédaction : Dunia News
– Cotonou🎧 Rubrique : Médias et Société
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