Missiles Patriot en Ukraine : Washington hausse le ton, Moscou reste inflexible
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L’émissaire spécial des États-Unis, le général retraité Keith Kellogg, a effectué une visite stratégique à Kiev ce lundi, quelques heures après l’annonce fracassante du président Donald Trump concernant l’envoi de missiles de défense anti-aérienne Patriot à l’Ukraine. Ce déplacement marque une nouvelle phase de la coopération militaire entre Washington et Kiev, sur fond de tensions accrues avec Moscou.
Des entretiens centrés sur la sécurité et la coopération militaire
Reçu par Andriy Yermak, chef du bureau présidentiel ukrainien, Keith Kellogg a engagé des discussions autour de plusieurs enjeux prioritaires : la sécurité du territoire ukrainien, la livraison d’armes américaines, les sanctions contre la Russie et la coordination stratégique entre les deux pays. Une vidéo publiée sur Telegram par Yermak montre l’accueil réservé à l’émissaire américain, symbole fort d’un partenariat en voie de consolidation.
Cessez-le-feu : l’Ukraine accuse Moscou de blocage
« La Russie ne veut pas de cessez-le-feu », a lancé Andriy Yermak, rejetant toute illusion sur une désescalade possible à court terme. Le conseiller ukrainien a soutenu la posture du président américain Donald Trump, qu’il décrit comme une politique de « paix par la force ». Une stratégie assumée par l’exécutif américain, qui semble désormais privilégier la dissuasion militaire à la négociation diplomatique.
Trump relance la pression avec les Patriot
L’annonce de l’envoi des missiles Patriot a été faite dimanche depuis la base aérienne de Joint Base Andrews, où le président Trump a fustigé « l’agressivité constante » de Vladimir Poutine. Il a notamment dénoncé les « bombardements injustifiés » menés par les forces russes contre des zones civiles en Ukraine. Cette décision américaine s’inscrit dans la continuité de pourparlers engagés début juillet avec l’Allemagne autour de la fourniture de systèmes de défense avancés à Kiev.
Un tournant dans l’engagement américain
L’arrivée de Keith Kellogg à Kiev confirme l’intention des États-Unis de durcir leur position face à la Russie. Alors que Moscou dénonce ce qu’elle considère comme une provocation, l’Ukraine, elle, y voit un appui vital pour maintenir sa résistance. L’opinion publique, quant à elle, reste suspendue à l’évolution d’un conflit où chaque geste diplomatique peut avoir des conséquences militaires majeures.
Imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













