MONNAIE UNIQUE ECO : LE COMPTE À REBOURS S’ACCÉLÈRE, LA CÉDÉAO SOUS TENSION
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ABUJA, Nigeria — L’horloge tourne et l’inquiétude grandit. À moins de deux ans de l’échéance fixée pour le lancement de l’ECO, la 68ᵉ session ordinaire de la Cédéao, tenue ce dimanche à Abuja, a pris des airs de conseil de discipline. Entre retards techniques et critères de convergence non atteints, le rêve d’une souveraineté monétaire régionale semble encore se heurter à la dure réalité des chiffres.
Un constat amer : La convergence au point mort
Sous l’égide du président sierra-léonais Julius Maada Bio, les chefs d’État ont dû se rendre à l’évidence : le respect des critères de convergence (déficit public, inflation, dette) est encore trop faible au sein de l’espace communautaire.
Le communiqué final, relayé par APANEWS, ne mâche pas ses mots : la feuille de route de l’ECO accumule les retards. Face à ce mur budgétaire, la Conférence a ordonné la réactivation immédiate du Groupe de travail présidentiel pour tenter de lever les blocages institutionnels qui paralysent le projet.
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Une lueur d’espoir : La résilience économique de 2025
Malgré l’alarme monétaire, tout n’est pas sombre. Les dirigeants se sont félicités de la santé globale des économies ouest-africaines en cette année 2025 :
- Reprise de la croissance économique.
- Atténuation de l’inflation (un point crucial pour la future monnaie).
- Consolidation budgétaire en cours dans plusieurs États.
Pour harmoniser tout cela, une nouvelle directive impose désormais un cadre comptable public unifié, que les États devront transposer dans leurs lois nationales.
L’AVIS DE LA RÉDACTION : L’ECO, ENTRE MYTHE ET NÉCESSITÉ
« La voix de ceux qu’on n’entend pas » pose la question de fond : l’ECO est-il un projet réaliste ou une utopie politique ?
- Le défi de la souveraineté : Passer du Franc CFA à l’ECO est une exigence de dignité pour beaucoup, mais une monnaie sans économies solides derrière est un château de cartes. La Cédéao a raison de sonner l’alarme : lancer l’ECO trop tôt sans respecter les critères de convergence, c’est risquer une instabilité pire que celle que nous connaissons.
- La peur du décrochage : Alors que certains pays (comme ceux de l’AES) s’éloignent de l’organisation, l’ECO doit être un ciment et non une source de division supplémentaire.
- L’impact sur le panier de la ménagère : Pour le citoyen lambda, peu importe le nom de la monnaie. Ce qu’il veut, c’est que son pouvoir d’achat soit protégé. L’harmonisation de la comptabilité publique est une bonne étape technique, mais elle doit se traduire par moins de corruption et plus d’efficacité dans les dépenses sociales.
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En conclusion L’ECO ne sera un succès que si les présidents passent des discours d’Abuja aux réformes courageuses à domicile. Le temps des reports est terminé, celui de l’action a sonné.
Par Babacar Diop | Imam Chroniqueur
Pour DUNIA News
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