Mosquée de Metz : polémique autour d’images tournées lors d’une visite liée à un candidat du RN

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Une controverse oppose depuis plusieurs jours les responsables d’une mosquée turque de Metz, dans l’est de la France, à l’équipe de campagne d’un candidat du Rassemblement national (RN), accusée d’avoir utilisé l’édifice religieux comme décor à des fins politiques. Une version des faits que le principal intéressé conteste fermement.
L’affaire a été rendue publique par un communiqué diffusé sur Facebook par les responsables de la mosquée. Selon ces derniers, une équipe liée à Étienne Anstett, candidat du RN à la mairie de Metz, s’est présentée dans l’enceinte du lieu de culte sans rendez-vous préalable, à un moment où aucun responsable n’était disponible pour les accueillir. Des images auraient alors été tournées à l’intérieur du bâtiment, suscitant l’indignation des gestionnaires du site.

Une intrusion dénoncée par les responsables religieux

Dans leur communiqué, relayé notamment par l’agence Anadolu, les responsables de la mosquée évoquent une tentative de « mise en scène » et de « fabrication d’images ». Ils affirment que si le candidat lui-même serait resté à l’extérieur, deux de ses accompagnateurs auraient pénétré dans l’édifice pour filmer, sans autorisation officielle.
« Une mosquée n’est ni un décor de campagne ni un terrain de communication politique », rappellent-ils, insistant sur le caractère sacré du lieu et sur la nécessité de respecter des règles strictes d’accès et de représentation.
Les responsables indiquent également avoir identifié l’une des personnes apparaissant dans les images : Jordan Florentin, directeur de la publication de Frontières Media et intervenant régulier sur la chaîne CNews.

Le candidat dément toute instrumentalisation

De son côté, Étienne Anstett a rapidement réagi sur le réseau social X (anciennement Twitter), rejetant les accusations portées contre lui. Il parle de « diffamation » et assure ne jamais être entré dans la mosquée.
Concernant les images filmées à l’intérieur, le candidat affirme que seules des personnes extérieures à son équipe politique — « un journaliste et son caméraman » — auraient accédé au bâtiment, et ce « à l’invitation d’un fidèle ».

Un rappel aux règles de respect et de déontologie

En réaction à cette séquence controversée, les responsables de la mosquée ont tenu à clarifier leur position. Ils se disent ouverts au dialogue avec les responsables politiques comme avec les médias, à condition que les visites soient organisées « sur rendez-vous » et dans le strict respect des règles déontologiques et du caractère religieux des lieux.
Cette polémique intervient dans un contexte français marqué par une sensibilité accrue autour de la place des lieux de culte dans le débat politique, en particulier à l’approche des échéances électorales locales.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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