Moyen-Orient : l’Iran menace ses futures cibles si ses installations pétrolières sont attaquées
Votre Pub ici !

Les tensions au Moyen-Orient atteignent un nouveau niveau diplomatique et militaire. Depuis les frappes conjointes d’Israël et des États-Unis du 28 février dernier, les hostilités connaissent une intensification continue. Dans ce climat, la diplomatie iranienne a fixé de nouvelles conditions et formulé des avertissements stricts concernant l’évolution du conflit.
Lors d’un entretien accordé au journal londonien The New Arab, relayé par l’agence Anadolu, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que Téhéran ciblerait les installations des entreprises américaines présentes au Moyen-Orient si ses sites pétroliers venaient à être touchés. Il a insisté sur le fait que les frappes récentes de l’Iran visaient exclusivement des bases et intérêts américains, en riposte aux attaques émanant de ces positions.
À lire aussi : Moyen-Orient : tensions militaires forcent le report du MotoGP et de la F1
Au-delà de ces avertissements militaires, l’Iran propose une démarche régionale : former un comité d’enquête conjoint avec les pays voisins afin de déterminer la nature exacte des cibles frappées et d’évaluer leurs liens éventuels avec les États-Unis. Selon la diplomatie iranienne, Washington et Tel-Aviv utiliseraient certains sites pour lancer des attaques vers des pays arabes. Abbas Araghchi a aussi mentionné le développement par les États-Unis d’un drone « Lucas », similaire au modèle iranien Shahed, destiné à ces opérations, bien que cette information soit encore en cours de vérification.
Sur le plan diplomatique, les canaux restent ouverts. Des échanges se poursuivent avec le Qatar, l’Arabie saoudite et le Sultanat d’Oman, qui tentent de jouer un rôle de médiation. L’Iran se dit prêt à examiner toute proposition garantissant l’arrêt total des hostilités.
À lire aussi : Présidentielle au Congo : Denis Sassou Nguesso face à un scrutin déséquilibré et des absences majeures
Cette escalade découle des attaques du 28 février, qui ont fait environ 1 200 morts, dont le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei. L’événement a provoqué une réaction internationale, y compris au Sénégal. Le 6 mars, le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, s’est rendu à la représentation diplomatique iranienne à Dakar pour une démarche protocolaire auprès de l’ambassadeur Hassan Asgari, soulignant la position de la diplomatie sénégalaise dans ce contexte de deuil national pour Téhéran.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













