Mpox : Évolution récente, transmission, prévention et défis en 2025

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Mpox : Évolution récente, transmission, prévention et défis en 2025

Par Imam chroniqueur Babacar Diop

Une épidémie qui s’intensifie en Afrique

L’année 2025 marque une recrudescence préoccupante du Mpox sur le continent africain. Plus de 21 000 cas confirmés ont été enregistrés dans au moins 13 pays, dépassant déjà le total de 2024, avec plus de 200 décès confirmés et plus de 1 000 suspectés. L’Africa CDC avertit que ces chiffres pourraient doubler d’ici la fin de l’année.

Le Malawi a rapporté ses premiers cas en avril, dans un contexte de fragilité sanitaire marqué par la réduction de l’aide étrangère pour les programmes VIH, rendant les personnes immunodéprimées particulièrement vulnérables. En RDC, les affrontements dans le Kivu — notamment l’avancée du M23 — ont perturbé la réponse sanitaire, entraînant une hausse de 31 % des cas hebdomadaires.

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En juin 2025, l’OMS a confirmé que l’épidémie reste une urgence de santé publique internationale (PHEIC), tout en révisant ses recommandations temporaires.

Un plan continental renforcé

Depuis avril, un plan conjoint OMS – Africa CDC a été adopté, articulé autour de dix axes prioritaires : coordination, surveillance, diagnostic, communication, prise en charge, vaccination, recherche, logistique et maintien des services essentiels.

Le Mpox est désormais signalé dans 21 pays africains, dont cinq nouveaux (Éthiopie, Malawi, Sierra Leone, Soudan du Sud, Tanzanie). Des cas importés ont également été recensés en Chine, aux Émirats arabes unis et en Suisse. Entre janvier et mai, 67 510 cas suspectés (dont 20 066 confirmés) ont été recensés, soit déjà plus que l’intégralité des cas confirmés en 2024.

Variants et transmissibilité

Les clades 1a et 1b, porteurs d’une mutation APOBEC3, se révèlent plus transmissibles, particulièrement en RDC. Quelques cas isolés liés à ces variants ont été détectés hors d’Afrique, notamment aux Émirats arabes unis et aux États-Unis (New Hampshire).
Au Royaume-Uni, malgré la détection des clades I et II, les autorités ont déclassé le Mpox de la liste des maladies infectieuses à conséquences graves (HCID), même si l’urgence internationale reste maintenue.

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Vaccination : un défi majeur

L’Afrique a besoin de 6,4 millions de doses, mais n’en a reçu que 1,3 à 1,5 million jusqu’ici, malgré la promesse du Japon d’en fournir 1,5 million (vaccin LC16). Le laboratoire Bavarian Nordic a renforcé sa capacité de production, avec 10 millions de doses prévues pour 2025, mais les coûts demeurent prohibitifs pour les pays à faibles revenus.

Face à cette pénurie, 12 pays africains se sont engagés dans une coopération transfrontalière avec l’appui de l’OMS, de l’Africa CDC et de la Banque mondiale.

Technologie et innovation dans la riposte

Un outil d’intelligence artificielle, Mpox Screen Lite, a été mis au point pour faciliter le dépistage hors ligne, avec un taux de précision de 96 % dans les zones mal desservies. Par ailleurs, un tableau de bord interactif surveille en temps réel les rumeurs et fausses informations sur les réseaux sociaux, permettant d’adapter la communication sanitaire.

En résumé

Explosion des cas : plus que toute l’année 2024 en quelques mois.

Variants préoccupants : clades 1a et 1b plus transmissibles.

Zones fragiles : Malawi, RDC, Sierra Leone… aggravées par conflits et manque d’aide.

Vaccination insuffisante : 6,4 M doses nécessaires vs ~1,3 M reçues.

Coopération régionale : plan continental et réponses transfrontalières.

Innovation : IA et surveillance des réseaux sociaux pour contrer la désinformation.

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Le Mpox en 2025 illustre une double urgence : sanitaire et structurelle. Sans renforcement des financements, de la logistique et de la gouvernance, l’épidémie risque de s’enraciner durablement sur le continent.

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