Myanmar : une amnistie de plus de 6 000 détenus annoncée à l’occasion de la fête de l’indépendance

Votre Pub ici !

Partager cet article
Myanmar : une amnistie de plus de 6 000 détenus annoncée à l’occasion de la fête de l’indépendance

À l’occasion du 78ᵉ anniversaire de l’indépendance du Myanmar, les autorités militaires au pouvoir ont annoncé la libération de plus de 6 000 prisonniers à travers le pays, dans ce qu’elles présentent comme un geste d’apaisement à forte portée symbolique.
Selon des informations rapportées par l’agence Anadolu et confirmées par des médias locaux, le Conseil national de défense et de sécurité a ordonné la remise en liberté immédiate de 6 134 détenus, incarcérés dans différentes prisons et centres de détention du territoire. La junte justifie cette décision par la volonté de « pacifier les cœurs et les esprits du peuple » et de respecter des considérations humanitaires en ce jour marquant de l’histoire nationale.

À lire aussi : Crise au Venezuela : l’Union africaine appelle au dialogue et à la préservation de la souveraineté


Cette mesure de clémence ne concerne pas uniquement des ressortissants birmans. Les autorités ont également accordé leur grâce à 52 détenus étrangers, parmi lesquels figurent des citoyens chinois. Ces derniers seront toutefois expulsés du pays, une décision que le pouvoir affirme motivée par le souci de « préserver des relations amicales entre les États », tout en tenant compte de principes humanitaires.
L’amnistie annoncée s’inscrit dans une pratique déjà observée ces derniers mois. En novembre dernier, le régime militaire avait procédé à la libération de plus de 3 000 prisonniers politiques, parallèlement à l’abandon des poursuites contre plus de 5 000 personnes, à l’approche d’échéances électorales controversées.
Depuis le coup d’État de février 2021, qui a renversé le gouvernement civil dirigé par la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), le Myanmar est plongé dans une profonde crise politique et sécuritaire. Des milliers d’opposants ont été arrêtés, dont l’ancienne dirigeante Aung San Suu Kyi, symbole de la transition démocratique avortée.

À lire aussi : Venezuela : Quand le pétrole devient prétexte à l’ingérence internationale


Si la junte présente cette amnistie comme un geste de réconciliation nationale, de nombreuses organisations de défense des droits humains restent prudentes, rappelant que la majorité des détenus politiques demeurent derrière les barreaux et que le climat de répression persiste dans le pays.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci