Négociations à Istanbul : Vers un nouvel échange de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine
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Des pourparlers entre la Russie et l’Ukraine sont de nouveau prévus à Istanbul, le 2 juin prochain, dans le cadre des efforts diplomatiques en vue d’un nouvel échange de prisonniers entre les deux pays en guerre. Cette annonce a été faite par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une déclaration écrite rendue publique ce 28 mai.
Selon Lavrov, ces discussions s’inscrivent dans le prolongement du premier round de négociations, tenu le 16 mai également à Istanbul, qui avait abouti à un échange spectaculaire de 1 000 prisonniers de chaque côté. Il a souligné le rôle clé joué par la Turquie dans la facilitation de ces échanges, remerciant chaleureusement les autorités turques pour l’accueil et l’organisation des pourparlers.
Dans le cadre de cette nouvelle rencontre prévue début juin, la Russie entend soumettre à la partie ukrainienne un mémorandum élaboré pour définir les contours d’une solution durable aux questions liées aux prisonniers. Ce document, préparé par la délégation russe dirigée par Vladimir Medinski, devrait constituer une base de discussion lors du nouveau round de négociations.
« Nous apprécions l’engagement de nos partenaires turcs, ainsi que le soutien de pays tiers tels que les États-Unis et l’Arabie saoudite, dans le bon déroulement de ces pourparlers sensibles », a affirmé Lavrov. Il a également rappelé que le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, s’était rendu récemment à Moscou, où il a réaffirmé l’engagement d’Ankara pour jouer un rôle de médiation neutre et constructive.
Ces initiatives interviennent dans un contexte géopolitique tendu où les tentatives de dialogue sont rares et précieuses. L’organisation régulière de rencontres à Istanbul témoigne du rôle diplomatique de plus en plus affirmé de la Turquie, devenue un point de passage privilégié pour les échanges entre Moscou et Kyiv, malgré le conflit toujours en cours.
Si les résultats de ces discussions restent incertains, les premiers échanges de prisonniers menés sous l’égide de la Turquie ont permis de créer une dynamique de confiance relative, qui pourrait à terme ouvrir la voie à des dialogues plus larges autour de la situation humanitaire et sécuritaire dans les zones de conflit.
Le prochain rendez-vous du 2 juin pourrait donc représenter une nouvelle étape significative dans la tentative de désescalade humanitaire, bien que toute avancée politique demeure pour l’heure suspendue à de nombreux enjeux diplomatiques.
Imam chroniqueur Babacar Diop













