Niger : Le régime de Tiani sous pression djihadiste rompt subitement sa coopération en renseignement avec Moscou et Ankara
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Face à une recrudescence des attaques djihadistes dans plusieurs régions du pays, le régime militaire nigérien dirigé par le général Abdourahamane Tiani opère un virage inattendu en rompant sa coopération en matière de renseignement avec deux de ses partenaires stratégiques : la Russie et la Turquie. Une décision qui suscite des interrogations sur les orientations sécuritaires du pouvoir en place et sur la stabilité interne du pays.
Une rupture brusque dans un contexte sécuritaire tendu
Depuis son arrivée au pouvoir par un coup d’État en juillet 2023, le général Tiani avait progressivement écarté les partenaires occidentaux — notamment la France et les États-Unis — au profit de nouvelles alliances, notamment avec Moscou et Ankara. Cette coopération portait entre autres sur le partage de renseignements, la formation militaire et le soutien logistique dans la lutte contre les groupes armés terroristes actifs au Sahel.
Mais ces derniers jours, selon plusieurs sources sécuritaires, le Niger a mis fin sans préavis à ces collaborations, évoquant des « désaccords stratégiques » et une « nécessité de réévaluer les priorités nationales ». Une décision perçue par certains analystes comme un signe de désorientation ou de désaccord interne au sein de la junte.
Des tensions grandissantes dans les rangs militaires
Sur le terrain, les tensions ne cessent de croître. Des sources locales indiquent que des unités militaires contestent de plus en plus les choix opérés par le pouvoir central à Niamey. Certains officiers exprimeraient ouvertement leur désapprobation, dénonçant un isolement diplomatique croissant et une absence de stratégie claire pour contenir les groupes djihadistes.
Les récentes attaques dans la région de Tillabéri et de Diffa, qui ont causé des dizaines de morts parmi les forces armées et les civils, ont accentué le malaise. Les promesses de restauration de la sécurité faites par la junte apparaissent de plus en plus fragiles.
Une instabilité aux conséquences régionales
Cette rupture des alliances, couplée à l’instabilité interne, pourrait avoir de lourdes conséquences non seulement pour le Niger, mais aussi pour la stabilité de toute la région du Sahel. Le retrait progressif des forces internationales et le vide sécuritaire qui en découle laissent la voie libre à une expansion des groupes armés, avec un risque accru de débordement vers les pays voisins comme le Burkina Faso, le Mali et même le Bénin.
Vers un isolement diplomatique ?
Après avoir rompu avec l’Occident, le revirement vis-à-vis de Moscou et d’Ankara pourrait accentuer l’isolement du régime Tiani sur la scène internationale. Les observateurs redoutent une perte de confiance généralisée des partenaires étrangers, rendant encore plus difficile l’accès à un appui logistique, financier et technique indispensable pour contenir la menace terroriste.
La suite de cette crise sécuritaire au Niger reste à surveiller de près. Le pouvoir de Tiani vacille, alors que les menaces se multiplient et que les alliances se brisent.













