Nigeria : 44 individus condamnés à de lourdes peines pour financement du terrorisme

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Nigeria : 44 individus condamnés à de lourdes peines pour financement du terrorisme

Par imam chroniqueur Babacar Diop

La justice nigériane a frappé fort. Quarante-quatre personnes ont été condamnées samedi 12 juillet à des peines allant de 10 à 30 ans de prison pour financement du terrorisme, dans le cadre d’une vaste opération judiciaire contre les soutiens présumés des groupes extrémistes, notamment Boko Haram.

Le verdict a été rendu dans la région orientale du pays, où 54 suspects étaient jugés devant des tribunaux civils spéciaux, mis en place pour accélérer les procédures antiterroristes. Ce procès s’inscrit dans un vaste programme de répression du terrorisme, relancé récemment après plusieurs années de léthargie judiciaire.

Un processus amorcé en 2017

Les premières audiences contre les présumés islamistes ont commencé en octobre 2017, marquant un tournant dans la lutte judiciaire contre Boko Haram. Depuis, plus de 200 personnes ont été condamnées, certaines à la réclusion à perpétuité, d’autres à la peine capitale. Après un long passage à vide, les autorités nigérianes ont rouvert plus de 1 000 dossiers en lien avec le terrorisme.

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Boko Haram, une menace persistante

Depuis 2009, le nord-est du Nigeria est le théâtre d’une insurrection sanglante menée par Boko Haram, responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes et du déplacement de millions d’autres. L’un des événements les plus marquants reste l’enlèvement de 276 lycéennes dans la ville de Chibok, en avril 2014. Si plusieurs d’entre elles ont été libérées au fil des ans, une centaine reste encore portée disparue, selon les autorités en 2024.

Une justice sous pression

Avec la recrudescence des attaques et la persistance des cellules jihadistes dans plusieurs régions, la justice nigériane tente de restaurer l’autorité de l’État à travers une réponse pénale plus ferme. Toutefois, plusieurs observateurs et ONG continuent de s’interroger sur les conditions de détention des accusés et le respect des droits de la défense dans ces procès de masse.

Imam chroniqueur Babacar Diop

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