Nigéria : des policiers et militaires arrêtés pour vente d’armes à des groupes armés

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Nigéria : des policiers et militaires arrêtés pour vente d’armes à des groupes armés

Par la rédaction de DUNIA News
Publié le 2 juin 2025

Abuja, Nigéria — Le 29 mai 2025, plusieurs agents des forces de sécurité nigérianes ont été interpellés, soupçonnés d’avoir alimenté en armes des groupes armés opérant dans le nord du pays. Parmi eux, des membres actifs de la police nationale et de l’armée auraient profité de leur position pour vendre ou détourner des fusils d’assaut, des munitions et du matériel militaire sensible.

Selon des sources proches du ministère de la Défense, ces agents sont accusés d’avoir entretenu des relations directes avec des réseaux de banditisme, responsables d’attaques meurtrières, d’enlèvements et de pillages dans plusieurs États, notamment Zamfara, Kaduna et Katsina.

Une trahison au cœur de l’institution

Les enquêtes menées conjointement par les renseignements militaires et la Division spéciale de la police (Force Intelligence Bureau) ont révélé un réseau structuré opérant depuis plusieurs mois. Ces actes de trahison sont qualifiés de « menaces à la sécurité nationale » par le général Christopher Musa, chef d’état-major des armées, qui a affirmé le 1er juin 2025 :

« Ces comportements ne reflètent pas l’honneur du drapeau. Tous ceux impliqués répondront de leurs actes devant la justice militaire. »

Un système fragilisé par la corruption

Le scandale met à nu les failles structurelles d’un système rongé par la corruption, la précarité et le manque de contrôle interne. De nombreux soldats, laissés sans salaire pendant des mois, sont tentés de monnayer leur uniforme.

Usman Bako, expert en sécurité, explique :

« Ce n’est pas une simple dérive individuelle. C’est le fruit d’un effondrement éthique. »

Menace directe sur la population civile

Dans les zones rurales du nord, les populations sont les premières victimes de cette complicité entre forces armées et groupes criminels. Des témoignages font état d’embuscades facilitées par des fuites d’informations confidentielles.

À Gusau, capitale de l’État de Zamfara, des habitants ont récemment manifesté pour réclamer « la vérité et la protection du peuple ».

Des sanctions attendues

Le gouvernement fédéral a confirmé que plus de 20 individus en uniforme sont actuellement en détention préventive. Des procès en cour martiale devraient s’ouvrir à partir du 10 juin 2025, selon le porte-parole des Forces armées.

Une réforme urgente exigée

Face à l’ampleur du scandale, des voix s’élèvent pour exiger une refonte complète des forces de sécurité, appuyée par une justice indépendante et la société civile.

DUNIA News continuera de suivre cette affaire qui, au-delà des arrestations, pose une question cruciale :
qui protège encore les Nigérians ?

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