Nigeria face à ses propres fractures: l’avertissement sans fard de l’évêque Matthew Kukah après les propos de Trump

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Nigeria face à ses propres fractures: l’avertissement sans fard de l’évêque Matthew Kukah après les propos de Trump

Les déclarations du président américain Donald Trump continuent de provoquer des remous au Nigeria. Après avoir accusé l’Afrique du Sud de « persécuter les fermiers blancs », le dirigeant républicain a tourné son projecteur vers Abuja, affirmant que le Nigeria « ne protège pas les chrétiens » et menaçant d’une intervention militaire si les « meurtres de chrétiens » attribués à des « terroristes islamistes » se poursuivaient.

Ce coup de tonnerre venu de Washington a électrisé l’opinion publique nigériane. Dans ce brouhaha, une voix s’est élevée ce vendredi à Abuja lors d’une cérémonie marquant le 60e anniversaire de l’ex-conseiller présidentiel Reuben Abati: celle de Monseigneur Matthew Hassan Kukah, évêque du diocèse de Sokoto, connu pour ses prises de position tranchantes.

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L’homme d’Église n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la sortie de Trump n’est rien d’autre « qu’un symptôme de la maladie qui ronge le Nigeria ». Il estime que le problème n’est pas l’ingérence du président américain, mais l’incapacité du pays à affronter ses propres failles.
« Trump n’est pas notre problème. Il ne fait que mettre en lumière ce que nous avons refusé de régler. Nous prenons le messager pour le mal, alors que le véritable mal est ici, au Nigeria », a-t-il lancé, comme une flèche qui cherche sa cible.

Selon Mgr Kukah, les dirigeants nigérians devraient considérer les propos de Trump comme un avertissement, un signe lumineux que l’on ignore trop souvent jusqu’à ce qu’il clignote rouge.
« Que ce soit Trump ou quelqu’un d’autre qui le dise, le message est clair: le Nigeria doit se réveiller et faire face à ses réalités », a-t-il insisté.

Le prélat pointe du doigt un pays enlisé dans des faiblesses institutionnelles, des valeurs collectives érodées et une vision nationale encore fragmentée. Des plaies anciennes qui continuent de suppurer au rythme des crises sécuritaires et communautaires.

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En somme, derrière l’onde de choc provoquée par les déclarations du président américain, Mgr Kukah saisit surtout l’occasion de rappeler une vérité que beaucoup préfèrent esquiver: le Nigeria ne pourra avancer que s’il affronte, sans détour, ses propres fissures.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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