Nigeria : un général tué, près de 100 morts en quelques jours dans une vague d’attaques jihadistes

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Nigeria : un général tué, près de 100 morts en quelques jours dans une vague d’attaques jihadistes

Le nord du Nigeria replonge dans une spirale de violence. Jeudi, des jihadistes ont attaqué une base militaire à Benisheikh, dans l’État de Borno, tuant plusieurs soldats ainsi qu’un général de brigade.

Il s’agit du deuxième officier de ce rang à être tué en moins de cinq mois, signe d’une dégradation préoccupante de la situation sécuritaire dans le pays.

Une attaque ciblée contre l’armée

Selon des sources locales et sécuritaires, des assaillants lourdement armés ont pris d’assaut la base militaire située à environ 75 kilomètres de Maiduguri.

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Le bilan fait état d’au moins 18 soldats tués, ainsi que du décès du général de brigade O.O. Braimah. Les assaillants ont également incendié des véhicules et des installations avant de se replier.

Malgré la riposte de l’armée, les insurgés ont réussi à infliger des pertes importantes, illustrant leur capacité opérationnelle toujours élevée.

Une escalade de violences dans le nord

Cette attaque s’inscrit dans une série d’agressions meurtrières. Depuis dimanche, près de 100 personnes ont été tuées dans différentes régions du nord du Nigeria.

Dans l’État de Niger, une attaque contre des villages a fait entre 20 et 50 morts, selon plusieurs sources locales.

Ces violences sont attribuées à des groupes jihadistes, notamment Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), mais aussi à des bandes criminelles appelées localement « bandits ».

Un pays sous pression sécuritaire

Depuis 2009, le Nigeria est confronté à une insurrection jihadiste persistante. Malgré les opérations militaires, les groupes armés continuent de mener des attaques contre les bases militaires, les villages et les populations civiles.

Les enlèvements contre rançon se multiplient également, provoquant des déplacements massifs de populations.

Face à cette dégradation, les États-Unis ont autorisé le départ de leur personnel non essentiel d’Abuja et renforcent leur coopération militaire avec le Nigeria, avec le déploiement de soldats pour soutenir les forces locales.

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Analyse DUNIA NEWS

La mort d’un général en plein théâtre d’opérations pose une question inquiétante : l’armée nigériane perd-elle le contrôle face à des groupes de plus en plus organisés ?

Après plus de 17 ans de lutte contre le terrorisme, la persistance – et même l’intensification – des attaques révèle les limites des stratégies actuelles.

Entre jihadisme, criminalité et instabilité régionale liée au Sahel, le Nigeria fait face à une menace complexe qui dépasse désormais ses frontières.

La véritable question est désormais celle-ci : la réponse militaire suffit-elle encore, ou faut-il repenser en profondeur la stratégie sécuritaire en Afrique de l’Ouest ?

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Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman

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