Nigeria : vague de redditions dans le Sud-Est, l’armée affirme un tournant dans la lutte contre les militants
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ABUJA – 16 janvier 2026 — L’armée nigériane a annoncé, mercredi, qu’un nombre important de militants s’était rendu aux premières heures du 16 janvier 2026 dans la zone arrière d’Atimbo, dans l’État de Cross River. Selon les autorités militaires, cette vague de redditions s’inscrit dans le cadre d’un programme d’amnistie et de réintégration lancé plusieurs mois auparavant pour tenter de contenir l’insécurité dans le Sud-Est.
Dans un communiqué transmis à la presse nationale, le commandement militaire a affirmé que les combattants — issus de plusieurs cellules locales — sont « sortis des ruisseaux et des mangroves » avant de se présenter aux troupes positionnées dans la zone. La scène, volontairement discrète, illustre le poids encore déterminant des milices dans une région marquée par des revendications territoriales, économiques et politiques depuis plus d’une décennie.
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Un processus d’amnistie encore fragile

L’armée présente cette reddition comme un signal positif, mais le processus reste fragile. Les autorités locales affirment vouloir offrir un cadre de réhabilitation, incluant formations, réinsertion communautaire et suivi psychologique. Cependant, plusieurs acteurs civils s’inquiètent du manque de transparence autour du programme et de l’absence de garanties pour les populations affectées par les exactions passées.
« L’amnistie est utile si elle est adossée à un véritable projet de développement », estime un chercheur en sécurité basé à Calabar. « Sans cela, les combattants reviennent facilement dans les forêts ou rejoignent d’autres groupes. »
Entre politique et sécurité
L’épisode intervient dans un climat national tendu. Alors que le gouvernement tente de projeter une image de regain de stabilité, la présence de groupes armés, de trafics et de revendications communautaires continue d’alimenter la défiance envers l’État. Dans le Sud-Est, la multiplication de groupes disséminés — aux motivations parfois floues — rend la situation difficile à cartographier.
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Pour Abuja, chaque reddition publique constitue un message politique autant qu’un gain sécuritaire. Pour les communautés locales, elles soulèvent des interrogations : qui protège les civils ? Qui rend justice aux victimes ? Et que deviennent ceux qui déposent les armes ?
Une dynamique régionale à suivre
Cette vague de redditions s’ajoute à d’autres épisodes observés depuis 2025, signe possible d’un changement de rapport de force sur le terrain. Reste à savoir si ce mouvement se consolidera ou s’il ne s’agit que d’un épisode isolé dans un conflit aux nombreux acteurs invisibles.
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Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman
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