Nouvelle-Calédonie : Paris relance les discussions institutionnelles en l’absence des indépendantistes
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Le président français Emmanuel Macron a convié, ce vendredi à Paris, les principales formations politiques de Nouvelle-Calédonie à une rencontre destinée à relancer le dialogue sur l’avenir institutionnel de l’archipel. Cette initiative, présentée comme stratégique par l’exécutif français, se déroule cependant sans la participation du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principale force indépendantiste, qui a décliné l’invitation de l’Élysée.
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Selon des informations rapportées par l’agence Anadolu, cette réunion vise à remettre en mouvement le cadre de discussions issu de l’accord signé le 12 juillet 2025 à Bougival. Pour les autorités françaises, ce texte constitue toujours une base de travail essentielle, permettant d’identifier les points de convergence possibles avec les acteurs politiques disposés à poursuivre le dialogue.
La démarche de Paris s’inscrit dans un contexte particulièrement sensible. Les séquelles politiques, sociales et économiques des violences survenues en 2024 continuent de peser lourdement sur le territoire. Aux yeux du gouvernement français, la stabilisation des institutions locales apparaît comme un préalable indispensable à toute relance durable de l’économie et à la restauration de la confiance.
De son côté, le FLNKS rejette catégoriquement ce processus, qu’il juge unilatéral. Le mouvement indépendantiste conteste notamment le calendrier politique proposé, en particulier le report des élections provinciales initialement prévues pour la fin de l’année 2025. Estimant que l’accord de juillet dernier ne repose pas sur un consensus suffisant, les responsables indépendantistes appellent à une reprise des négociations sur de nouvelles bases, plus inclusives.
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Malgré ce boycott, la présidence française affirme vouloir poursuivre les échanges avec les partenaires favorables au dialogue, tout en maintenant la porte ouverte au FLNKS. Des ateliers thématiques sont ainsi envisagés autour de questions clés telles que l’autodétermination et les compétences régaliennes, avec en ligne de mire une éventuelle réforme constitutionnelle.
Reste à savoir si cette relance du dialogue, menée sans l’adhésion des principaux représentants indépendantistes, pourra réellement déboucher sur une solution politique durable pour la Nouvelle-Calédonie.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













