Nouvelle-Calédonie : Vives critiques contre la méthode du gouvernement français pour la future consultation citoyenne

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Nouvelle-Calédonie : Vives critiques contre la méthode du gouvernement français pour la future consultation citoyenne

Le débat sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie s’enflamme à nouveau. L’exécutif français est accusé par plusieurs forces politiques de vouloir « forcer la main » au processus en annonçant une consultation citoyenne anticipée, avant même l’adoption d’une révision constitutionnelle pourtant jugée indispensable.

Selon des informations rapportées par l’agence Anadolu, la décision dévoilée par la ministre des Outre-mer suscite une levée de boucliers au sein de l’opposition, notamment du côté de La France Insoumise (LFI). Le parti dénonce une tentative de contournement démocratique destinée à légitimer le projet de l’État sans attendre un accord global avec l’ensemble des acteurs locaux.

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Un climat encore fragile après les émeutes de 2024

Pour LFI et d’autres organisations, une telle démarche constitue un risque majeur dans un territoire marqué par les émeutes de 2024 et une défiance persistante envers Paris. Ces formations politiques estiment que la consultation anticipée exclut de facto un acteur essentiel : le FLNKS, mouvement historique de la lutte pour la décolonisation depuis plus de trois décennies.

Exclure le FLNKS du dialogue, préviennent-elles, pourrait aggraver les tensions et replonger l’archipel dans une période d’instabilité.

Un accord de Bougival qui ne fait pas consensus

Le projet gouvernemental qui doit être soumis au Parlement à l’automne vise à mettre en œuvre l’accord institutionnel signé à Bougival le 12 juillet 2025. Ce texte prévoit la création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » au sein de la République française, avec un transfert progressif de nombreuses compétences.

Mais le FLNKS et l’Union calédonienne ont rejeté cet accord, estimant qu’il ne reconnaît pas suffisamment la souveraineté du peuple kanak et qu’il s’éloigne de l’esprit des accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998), deux piliers historiques du processus de paix et d’autodétermination.

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Des élections provinciales réclamées en urgence

Face à cette impasse politique, les opposants appellent le gouvernement à organiser sans délai les élections provinciales, déjà reportées trois fois. Pour eux, ce scrutin est la seule voie capable de restaurer un cadre institutionnel légitime et de relancer un dialogue sérieux sur l’avenir du territoire.

Ils demandent également à l’État de mettre fin à toute forme de marginalisation du FLNKS et d’instaurer un calendrier transparent, seul moyen, selon eux, de garantir un processus démocratique apaisé.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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